14 juin 2010

Alborada

A Ayacucho, on a découvert le groupe Alborada lors d’une soirée de concert. C’est un groupe péruvien intégrant des membres d’autres pays d’Amérique du Sud dont la renommée dépasse les frontières du pays et même du continent.
Paroles en Quechua et sons de la nature qui vous transportent au coeur de la jungle amazonienne...
On kiffe !

13 juin 2010

Ayacucho

Comme la semaine passée on était à Ayacucho pour rendre visite aux enfants de "La Casa de Willy" et étant donné qu'on avait pas encore parlé de cette ville magnifique sur le blog, on en profite pour faire un post dédié à elle. Ayacucho est un ville joyeuse, vivante et pleine de dynamisme. A mi-chemin entre la Sierra et la Selva péruviennes, la ville et ses habitants reflètent parfaitement ce mélange de cultures.
La ville nous a surpris de manière très agréable. Nous avons vécu beaucoup de choses dans ses rues et ses habitants nous ont fait sentir un peu comme à la maison. Un conseil : Si vous pouvez, allez y durant la semaine sainte !

12 juin 2010

L'Amérique du Sud à trois

Il y a un mois et demi, cette petite chatte noire est née à Ayacucho. Très rapidement M s’y est attachée. La décision était prise. Elle devrait nous accompagner durant tout le périple et rentrer avec nous en Europe !
Un mois et demi après sa naissance, il était enfin temps d’aller la chercher, notre petite Yana ! Petite surprise : elle n’est plus aussi noire qu’au début ! Mais toujours aussi mignonne !!
NB : Yana signifie en Quechua « petite noire » ou Negrita

11 juin 2010

Pisco Sour






Tirant son nom de la région d'où il vient, le Pisco est une eau-de-vie faite à partir de la fermentation du raisin. Profitant du fait que nous étions sur les terres du pisco, on a testé le Pisco Sour, un cocktail à base de pisco, de citron vert, de blanc d'oeuf monté en neige et de sirop de sucre. Simplement excellent !

10 juin 2010

La Réserve de Paracas

La Réserve de Paracas est située sur une petite péninsule à quelques kilomètres au Sud de la ville de Paracas. Elle témoigne de la présence de la mer il y a quelques 30 millions d’années par ses paysages de désert salé et les nombreux fossiles que l’on peut y trouver.
Petite note écolo : ici les routes ne sont pas bitumées mais faites de sel grâce au gisement existant !
Le tour nous a notamment emmené vers la Cathédrale (formation géologique liée à l’érosion), grande attraction touristique du parcours. Enfin... ce qu’il en reste, puisque le tremblement de terre de 2007 l’a littéralement fait s’effondrer !On a aussi pu admirer une plage de sable rouge. Unique au Pérou !

Les Oiseaux

9 juin 2010

Les iles Ballestas

Le dimanche matin on a pris un bateau direction les iles Ballestas, très réputées pour abriter une quantité phénoménale d’oiseaux de différentes espèces (cormorans, fous de bassan, goelands, pélicans...).
En chemin on a fait une première halte pour contempler El Candelabro, figure géométrique creusée dans la roche par vraisemblablement la civilisation Paracas il y a plus de 2700 ans. Ses dimensions impressionnantes (128 m x 78 m) et la profonfeur de ses sillons (60 cm) font que ce dessin rivalise avec les lignes plus reconnues de Nasca. Par beau temps, il même visible à plus de 20 km !
Ensuite on s’est enfoncé dans l’océan Pacifique pour rejoindre les iles. En route on a croisé quelques morses sortant la tête de l’eau qui paraissaient nous dire le bonjour.
La visite des iles fut assez impressionnante. Il faut dire que la quantité d’oiseaux qui y habitent produit environ plusieurs tonnes de guano par an ! On y a aussi vu des otaries dormant sur les rochers, des pingouins Humboldt sautillant et du cril donnant à cet océan sombre une teinte rougoyante.


8 juin 2010

Paracas

La semaine dernière, profitant d’une mission avec l’ONG MATISEE à Chincha, on a poussé jusqu’à Pisco pour visiter le coin avec Mx un jeune volontaire français. Le truc, c’est que Pisco a été ravagé par le tremblement de terre de 2007 et que du coup il y a un taux de chômage et un taux de délinquance très importants. On ne s’y est donc pas arrêté mais on a prolongé jusqu’à Paracas, petit village balnéaire très renommé des Liméniens en été et des touristes étrangers le reste de l’année.
C’est un petit village charmant, bien rénové avec son petit port, sa plage, sa petite place d’Armes et ses pélicans !... Un vrai village digne des plus grandes villes balnéaires de la côte méditerranéenne, avec son hôtel Hilton, ses villas en bord de mer sous haute surveillance, ses petits restaurants typiques qui pratiquent des prix cinq fois supérieurs au reste du pays.
Entre tout ça, on s’y est un peu senti comme en vacances dans notre voyage !

29 mai 2010

Etre volontaire à la Casa de Willy

La philosophie de la Casa de Willy est d’accompagner des jeunes en position d’insécurité sociale dans une ambiance familiale tout en leur laissant une certaine liberté qui leur permet de développer leur sens des responsabilités
Les volontaires de tout pays y sont les bienvenus. Le besoin est là ! De nombreuses tâches y sont à effectuer (liste non exhaustive) :
- Participations aux tâches quotidiennes de la Casa,
- Amélioration des conditions d’habitation,
- Aide aux travaux scolaires des enfants (tous niveaux jusqu’au Bac)
- Création d’activités éducatives, culturelles, artistiques, ludiques destinées aux enfants,
- Accompagnement des jeunes dans leur développement personnel,
Par ailleurs la Casa cherche à s’autogérer et développe des activités créatrices de financement. Pour mener à bien ce projet, la Casa a actuellement besoin de volontaires pour :
- Participer aux activités agricoles (travail dans les champs, développement de nouveaux types de culture, développement de techniques efficaces d’agriculture…)
- Former certains jeunes et développer des nouveaux produits dans les domaines de la menuiserie, la soudure, ainsi que de la boulangerie.
Si l’une ou plusieurs activités vous intéressent, que vous avez le sens des responsabilités, que vous souhaitez vous engagez pour une mission enrichissante et importante, Willy et tous les jeunes sont prêts à vous accueillir à bras ouverts.
Pour plus d’infos:
e-mail : phesvoluntariado@hotmail.com

18 mai 2010

Anticucho

De très nombreuses fois quand on voyage, on rencontre des plats typiques du pays visité qu’a première vue ne paraissent pas très appétissants. Vers, cafards, viande de cheval, serpents… et tous sont de véritables délices dans certaines parties du globe. Le dilemme du voyageur se trouve entre suivre ses yeux stomacaux et doucement refuser d’y gouter, ou faire cas de son esprit aventureux et, en prenant une bonne bouffée d’air et tenter de mettre cette chose dans la bouche. Le résultat peut être, soit de recracher le tout et de s’envoyer un litre d’eau d’une traite, soit de l’avaler et de manger plein de cochonneries ensuite pour faire passer le gout, ou encore trouver ça excellent et donner raison a toute une civilisation qui trouve que c’est la nourriture des Dieux.. Dans notre cas, c’est la dernière opinion qui nous est restée après avoir gouté l’Anticucho, une brochette de cœur de bœuf que nous ne voulions goûter pour rien au monde. L’insistance des péruviens que nous avons connus a fait que nous avons essayé et qu’en tant que bons Limeños, nous en mangeons tous les vendredis soirs…

14 mai 2010

Quelques mois à Lima avec MATISEE

Jeudi de la semaine passée, après avoir fait nos adieux aux enfants et aux gens d’Ayacucho, nous avons pris un bus pour Lima où nous travaillerons quelques mois avec l’ONG MATISEE. A l’intérieur des champs de travail de son équipe, nous 2 et 2 autres volontaires allons travailler avant tout sur un diagnostic socio-économique de communautés agricoles rurales péruviennes, afin de mener à bien des projets de développement communautaire, et notamment leur donner la possibilité d’accéder à des programmes d’aides et de subventions comme celui du PCC. Ce vendredi nous commençons la première mission de terrain dans une communauté à Chincha. On vous dira comment ça s’est passé !

8 mai 2010

Quinua et l’obélisque commémoratif de la bataille d’Ayacucho

Mardi passé, nous avons profité du fait qu’il nous restait peu de jours dans les parages pour faire une petite escapade dans le village de Quinua, à 37 km d’Ayacucho, où se trouve l’obélisque en mémoire de ceux tombés pour l’indépendance du Pérou et plus spécialement durant la bataille d’Ayacucho, le 9 décembre 1824. Le petit village est très charmant on peut y trouver de nombreux ateliers de céramique connus dans toutes les montagnes andines pour la qualité de leurs produits. L’obélisque, haut de 44 m, fut construit en commémoration de la signature de la Capitulation d’Ayacucho qui mit un point final à la domination espagnole sur le Pérou.

7 mai 2010

Un rallye dans Invasion

Comme cette semaine H. un jeune de la Casa, avait un examen de conduite, M. a pris la voiture de la Casa avec H., A. et Hc. Pour faire quelques leçons pratiques de conduite.
Arrivés sur le plateau d’Invasion, une bourgade récente située entre la Casa et Ayacucho, la classe a pu commencer. Mets la première, accélère, seconde, et freine… freine !!!
Après un petit moment de conduite, les locaux nous faisaient de signes de la main ; roue crevée…
H. et A. sont parties à la Casa pour prendre les outils et la roue de secours pendant que M. et Hc. restèrent à attendre vers la voiture en tentant de supporter le froid du début de soirée et les moqueries des locaux.
Après une heure, H. et A. reviennent avec les outils, G. et plusieurs autres enfants de la Casa, mais sans la roue de secours, parce qu’avant il y en avait une et maintenant il n’y en a plus !
Nous avons bien tenté de demander secours aux taxis et combis , mais personne n’avait ce qu’il fallait. Arrive enfin Willy avec sa moto pour l’emmener à réparer en ville. Après encore une heure d’attente Willy revient avec la roue réparée. Cependant en la remettant on se rend compte qu’elle perd de l’air. Il faut se dépêcher de remonter à la Casa : M. reprend le volant avec A. qui lui crie « Mets la 3ème, vas-y, vas-y ! » et O. terrifié qui répond « Lentement, lentement ! »

6 mai 2010

Une journée à la Casa de Willy

Pour la plupart des enfants de la Casa, ceux qui vont à l’école, la journée commence à 6h. Pour les autres enfants, , les volontaires et Willy, la journée commence plutôt autour de 8h.
Après le petit-déjeuner (mélange de flocons d’avoine, d’eau, de lait et de cacao accompagné de pain fait maison et de beurre ou confiture), la matinée est consacrée aux travaux divers de la Casa : peinture, couture, menuiserie, culture dans le champ, soudure, maçonnerie… Les enfants qui restent à la Casa participent en général à ces travaux, quand nous arrivons à les motiver ou que Willy est là pour les coacher ! La matinée est longue…
Lorsque les écoliers rentrent vers 14h avec le repas du midi fourni par une autre association (Sociedad Benefica d’Ayacucho), nous nous mettons tous à table.
Après un petit repos, chacun doit effectuer la tâche qui lui incombe : la vaisselle (servicios), le nettoyage de la cuisine, le nettoyage des salles de bains (baños), la préparation de la nourriture pour les chiens…
Ensuite de 17h à 19h-19h30, les enfants effectuent leurs devoirs aidés par la professeure de la Casa et/ou les volontaires.
Le repas du soir est préparé par les jeunes eux-mêmes et tout le monde mange ensemble. C’est parfois un peu la bataille car certains sont des vrais ogres !!
Nous nous couchons relativement tôt mais toujours bien fatigués !
Le week-end les journées sont un peu différentes avec plus de temps libre, mais toujours avec du travail d’entretien à effectuer. On en profite pour faire du sport (volley, foot) et pour organiser des jeux. Les soirées sont passées devant quelques films. Ici la loi Hadopi n’existe pas et pour 1 euro, tu peux avoir un DVD avec 5 films !

5 mai 2010

La Casa de Willy

La Casa de Willy est un grand domaine qui accueille humblement une vingtaine de jeunes (de 10 à 25 ans), orphelins ou ne pouvant pas vivre avec leur famille.
Une dizaine de chambres, une bibliothèque, une salle de réflexion, une cuisine, un four à pain, une cours rectangulaire, une salle à moudre, un atelier de menuiserie et soudure, un enclos à lapins, un autre à kuys (une sorte d’hamster), un à canards, et enfin un à dindons composent le corps du bâtiment. Le tout sur plusieurs niveaux, en terrasse, puisque cet ensemble suit la pente du terrain.
Un grand champ à moitié cultivé d’alpha (herbe qui sert à nourrir les animaux) et à moitié laissé à paître aux deux vaches de la maison, remplit le reste du grand terrain.
Cet ensemble situé à 5 km de la ville d’Ayacucho, sur la route de Cusco, est déjà dans la campagne péruvienne (el campo) sur les coteaux qui dominent la vallée d’Ayacucho. De la Casa, la vue est magnifique ! L’ambiance y est très paisible…