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13 janv. 2011

L’Ile Victoria et la forêt d’Arrayanes

San Carlos de Bariloche se trouve au bord d’un immense lac, le lac Nahuel Huapi, qui abrite une réserve naturelle du même nom ainsi qu’une grande île, l’île Victoria.
Ayant pris un « tour » (on n’a pas trouvé d’autre solution !), on a vogué sur les eaux du lac jusqu’à sa pointe Nord et la Réserve Naturelle abritant une espèce d’arbres bien particuliers, les arrayán. Ils sont caractérisés par la forme hélicoïdale de leur tronc et sa couleur dorée, et enfin par sa croissance extrêmement lente : le tronc gagne 1 cm de rayon tous les dix ans !
Outre cet arbre on a pu voir dans cette zone restreinte le Coihue, une espèce beaucoup plus imposante et plus haute que son compagnon.
Puis on nous a emmenés sur l’île Victoria qui héberge d’autres espèces d’arbres dont beaucoup ne sont pas du tout endémiques : Séquoias, Pins d’Oregon, eucalyptus... Dans le premier quart du XXème siècle, les occupants de l’île ont commencé un vivarium avec de nombreuses espèces exotiques. Aujourd’hui ces espèces étant devenues invasives, les responsables du Parc ont entamé un travail de replantation des espèces endémiques.

1 janv. 2011

Puerto Madryn – Punta Tombo

L’histoire veut qu’un propriétaire terrien a découvert un jour sur son terrain côtier des manchots venant se reproduire. Ami de la nature il a fait don d’une large zone à l’Etat afin de créer une réserve naturelle protégeant cette espèce, Punta Tombo. Cette réserve accueille aujourd’hui une colonie de près d’un million de manchots de Magellan entre les mois d’août et mars, qui en font la plus grande colonie du continent. Elle est ouverte aux gens qui peuvent se balader dans cette cité très spéciale. Quelques photos et vidéos de ces petits êtres curieux et très mignons...

16 nov. 2010

Le Wwoofing selon Aldea Luna

Après avoir passé un peu plus de trois semaines dans la ferme écologique d’Aldea Luna, on reprend en fin le contact.
Cette expérience qui ne devait durer que deux semaines initialement a été un peu allongée en raison de la qualité du séjour. Tout s’est super bien passé ! Que ce soit au niveau des relations avec la famille B ou avec les autres volontaires, que ce soit au niveau du travail dans le jardin ou dans la foret, que ce soit au niveau de la nourriture végétarienne ou de l’environnement dans lequel on a évolué pendant tout ce temps, tout nous a enchanté !
La ferme se situe en pleine campagne, à trois quarts d’heure de marche de la première route sur un petit mont arboré. Un cadre magnifique, vert, valloné, très calme, qui te permet d’apprécier le silence et la nature. Une famille en or avec des chiens adorables qui te font sentir comme à la maison. Et un mode de vie complétement différent qui te montre qu’il est très possible de vivre plus simplement et de façon heureuse... Pour exemple, une possible activité de la journée était de récolter du bois, de le couper et de faire du feu pour avoir une bonne douche d’eau chaude.
Pour s’informer sur ce qu’est le Wwoofing : http://www.wwoof.org/
En tout cas à tous ceux qui cherchent à faire du Wwoofing en Argentine, on ne saurait que leur recommander Aldea Luna !
Dont voici la page web : http://www.aldealuna.com.ar/
et le blog : http://www.aldealuna.blogspot.com/

On en profite pour faire un coucou à Martin, Elizabeth, Mathias et Gerardo d’Aldea Luna. Et aux volontaires : Janet, Ray, ALex, Gazy, Toby, Matthieu, Julia, Moe, Steve et Gregory, on a adoré partager ces semaines avec vous !


4 oct. 2010

Salar de Uyuni – des beautés en péril

Pendant ces 3 jours au Salar de Uyuni, on a effectivement vu des paysages incroyables de pierres en forme bizarre, de lacs colorés, de volcans en fumée, d’étendue de sel blanche…
De tout cela on en retiendra quand même la faible présence animale à l’état sauvage. Mis à part les flamants rose qui sont au rendez-vous, on a croisé seulement quelques rares vigognes et un petit lièvre, alors qu’on a quand même parcouru pas loin de 1000 km dans des zones quasi inhabitées !
Nous avons vu un panneau qui donne une explication simplissime, que nous avons pu vérifier de nos propres yeux : il se produit un réchauffement qui tend à diminuer les ressources nutritives de la faune et de la flore de cette région.
Deux exemples illustrés :
- les chaines de montagne et volcans situées à plus de 5000 m d’altitude n’ont même plus de neiges éternelles. Notre guide nous a confirmé qu’il y a encore une dizaine d’années, il pouvait les admirer, même en période sèche.
- les lacs où l’on a pu apercevoir les flamants rose sont en cours d’assèchement au vu de la taille qu’ils faisaient auparavant et de ce qu’il en reste aujourd’hui… Or les flamants rose se nourrissent des microorganismes présents dans ces lacs qui sont aussi un lieu de reproduction pour ces espèces.
En bref, ca fait bizarre de se retrouver dans une zone totalement naturelle qui est en train d’être transformée par l’activité humaine.
Et dire qu’ils parlent de créer une centrale d’extraction du lithium au coeur de ce site...

14 sept. 2010

La Pampa du Yacuma

Après les trois jours de jungle pure, nous avons fait un tour dans la pampa du Rio Yacuma. La différence entre les deux, est que la pampa est une zone beaucoup plus plane avec une flore plus basse et, en période de pluie, des grandes zones inondées. La pampa du Rio Yacuma est depuis deux ans une zone protégée constituée par la commune de Santa Rosa qui a souhaité maîtriser les activités touristiques sur ce site naturel, mais qui parait être une pratique plutôt rentable qu’autre chose.
Nous, nous l’avons visité en plein cœur de la saison sèche et le site ne se réduit alors qu’au cours d’eau dont la profondeur ne dépasse que rarement 70cm. Tous les animaux (caïmans, capibaras, oiseaux de toutes sortes,…) de la zone s’y entassent pour le plus grand plaisir des touristes, mais sûrement pas pour le leur. En effet le flot incessant des barques à moteur sur ce cours d’eau bien réduit induit plusieurs nuisances pour ces pauvres bêtes que nous ne voyions pas très à l’aise : bruit, pollution de la rivière, mouvement de l’eau.
Dans tout ça nous avons fait une petit « chasse » à l’anaconda pour essayer d’en voir un vivant dans cette période de sécheresse. Nous en avons trouvé un enfoui dans son terrier attendant le retour des pluies.
Cette expérience nous a fait nous poser la question de ce que l’on était venu chercher en venant à cet endroit : voir des animaux que l’on voit normalement au zoo dans leur environnement propre. Oui mais finalement à quel prix pour ces pauvres bêtes !
Au fait que la période de sécheresse ne devrait pas être une période touristique (selon nous), s’ajoute que la zone est aussi mise à mal par l’élevage intensif de bétail pour lequel la faune a été détruite et par la pratique de l’agriculture sur brûlis.

5 févr. 2010

Quelle est ton empreinte écologique ?

L’autre jour S-A-M est tombé sur un guide de voyage intitulé Cuzco & the Inca trail qui contient un paragraphe très intéressant dont le titre correspond à celui de ce post: How big is your footprint ? Il traite de l’importance de voyager en respectant le milieu dans lequel on se trouve et donne une série de recommandations pour réduire l’empreinte écologique que l’on peut laisser pendant un séjour touristique. Comme on l’a beaucoup aimé, on vous propose un petit résumé ci-dessous:
- Autant que possible, essayer de choisir des destinations, des opérateurs touristiques et des hôtels qui ont un engagement reconnu dans l’éthique et l’environnement.
- Essayer d’acheter des biens et produits locaux plutôt qu’importés et faire usage du sens du bien commun lors de négociations, quelques dollars économisés peuvent représenter le salaire d’une semaine pour certaines personnes.
- Consommer l’eau et l’électricité avec le sens du bien commun, les voyageurs reçoivent souvent des services de meilleures qualité que les communautés locales.
- Apprendre les us et coutumes locaux, respecter les normes locales, se comporter et s’habiller de façon appropriée en fonction de la situation et du lieu.
- Protéger la faune sauvage et les ressources naturelles locales. Ne pas acheter de souvenirs ou de biens faits à partir d’éléments naturels à moins qu’ils soient clairement issus d’une production soutenable ou qu’ils ne soient pas protégés par la législation CITES (Convention on International Trade in Endangered Species).
- Demander la permission aux gens avant de faire des photos ou des vidéos.
- Préférer loger dans des hébergements locaux plutôt que dans des enseignes d’origine étrangère. De cette manière les bénéfices économiques profiteront aux populations locales et ce sera aussi une bonne occasion de connaître la culture locale.
- Aux alentours de Cuzco, il se peut que tu regrettes de ne pas donner d’argent aux enfants des rues en échange de cartes postales, de caramels ou du nettoyage de tes chaussures. Cependant il est fortement conseillé de ne pas le faire : dans certains cas cet argent pourra par exemple être utilisé pour acheter de la cocaïne à snifer ou aller dans la poche d’un père alcoolique. II est préférable de donner de la nourriture ou même d’offrir une écharpe ou des gants dans le cas où il fait froid.
- Il n’est pas nécessaire de dire qu’un don au bénéfice d’une personne locale n’est jamais de trop.

Connaissez-vous une autre recommandation qui irait dans ce sens ?

Source : Ben Box, Roger Perkins & Kate Hannay (2001). Cuzco & the Inca trail. England: Footprint Handbooks.