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12 janv. 2011

San Carlos de Bariloche et son influence suisse

Après quelques jours dans la cité pseudohippie d’El Bolson, on est passé à une autre ambiance en arrivant dans celle de San Carlos de Bariloche située à quelques 200 km au Nord de notre précédente étape.
Ici tant les paysages que les constructions et la nourriture nous rapprochent de l’Europe et en particulier de la Suisse ! De nombreux lacs entourés par des montagnes enneigées même en été, de la verdure, des chalets en bois, des entreprises florissantes de chocolat, un musée du chocolat, une station de ski, de la fondue au fromage dans les menus des restaurants...
L’idée a même été poussée jusqu’à créer un village qui porte aujourd’hui le nom de Colonia Suiza (sic), à quelques 10 km de Bariloche, et qui concentre les clichés de la Suisse.
Les paysages sont très beaux, le chocolat bon, mais la fondue n’est quand même pas aussi bonne que par chez nous !

4 oct. 2010

Tour Dans le Salar de Uyuni et dans la Reserva Nacional de Fauna Andina Eduardo Avaroa.

Il y a peu de choses à ajouter aux photos qui parlent d’elles-mêmes (on en a pris plus de 500 en 3 jours !). Ce que nous avons vu durant ces trois jours était spectaculaire. La beauté et l’unicité de la Nature à l’état brut. Des lacs de couleur rouge, vert, blanc… remplis de flamants rose. Des volcans partout, des émanations de gaz sortant du sol. Des eaux thermales. Des rochers gigantesques de formes bizarroïdes surgis d’une antique activité volcanique débordante.
Le Salar de Uyuni est sans aucun doute unique : une surface d’un blanc pur qui s’étend sur quelques 12 000 km2 rendant à moitié aveugle tous les gens qui le traversent sans lunettes de soleil.
Durant ces trois jours, on a visité en substance :
Jour 1 :
Cimetière de trains d’Uyuni
Salar de Uyuni
Musée de sel
Isla del Pescado
+ une nuit dans un hôtel de sel
Jour 2 :
Necropolis
Volcan Oliague
Lac Cañapa
Lac Hedionda (« qui pue », c’est la traduction !)
Arbre de pierre
Lac coloré
Jour 3 :
Geysers volcaniques (de gaz, pas d’eau !)
Eaux thermales
Le Désert Salvador Dali
Lac Blanc et Lac vert
La Vallée des roches
Tout cela est absolument inratable si vous allez en Bolivie !
Un salut à Fabrice et Carine et à nos Etats-uniennes préférées : Laura et Cristina !

23 sept. 2010

100 entrées !

Ca fait déjà quelques mois que nous avons commencé ce blog avec le désir de partager nos périples en Amérique du Sud avec vous tous. Merci à vous de nous lire et de découvrir un peu à nos côtés ce continent si merveilleux.
Pour le post numéro 100, on vous dévoile comment on a fait la bannière du blog… Ni plus ni moins que le dos de G décoré par les gribouillages de M !

11 sept. 2010

Réserve Naturelle Madidi

Pour Don Lucho, notre guide, la jungle amazonienne s’apparente à ce qui pour nous est un supermarché. Né dans une des nombreuses communautés indigènes qui habitente dans le Madidi, il découpe un bout d’écorce d’un arbre (dont nous ne nous souvenons plus le nom) pour en faire une infusion qui guérit les indigestions. Si tu as soif et qu’il n’y a plus d’eau, il coupe un morceau de liane (dont nous ne nous souvenons plus non plus du nom) à l’intérieur duquel sort un jus excellent qui, en plus de calmer la soif, est apparemment excellent pour la santé. Si des fois tu te perds dans la jungle, il existe un arbre (nommé quecho) qui, si tu le frappe fort au niveau des racines, émet un son très fort qui s’entend à des kilomètres de distance et qui permet de te faire repérer. Si la nuit tombe et que personne n’a pu venir te chercher, les feuilles larges et douces d’un certain arbre peuvent servir de drap pour dormir, ou de parapluie s’il pleut ! Si une fourmi ou une araignée vénéneuse te pique, la sève de l’arbre ochoó ou soliman appliquée sur la piqûre peut réduire l’effet de 90%. Mais seulement une goutte ! Car une quantité plus importante peut être très dangereuse pour l’oganisme. Don Lucho nous a expliqué tout ça pendant qu’on avançait dans la Réserve Naturelle Madidi durant notre trek de 3 jours. Dormir au milieu de la jungle est tout une expérience, les bruits et la sensation d’être en pleine nature sauvage sont impressionnants.Nous avons vu tout plein de types d’oiseaux exotiques, des cochons de la jungle, un chat sauvage, des papillons de la taille de la main et tous les insectes et moustiques que vous pouvez imaginer. Nous n’avons pas eu de chance avec le puma, nous n’avons vu que ses empreintes.
Le dernier jour, nous avons construit un Mashaquipe (radeau) avec des troncs et une corde de caoutchouc avec lequel nous avons redescendula rivière Tuichi, nous baignant et prenant un peu le soleil.
Une riche expérience qui te fait sentir à la fois très fort et en même temps terriblement fragile.

3 sept. 2010

Death Road

La première fois que nous avons entendu parlé de la Route de la Mort (ou Death Road pour les touristes), c’était en voyant des jeunes touristes qui portaient des T-shirts sur lesquels était inscrit “I survived to the Death Road” ou des slogans semblables. Nous avons été curieux et avons regardé sur internet ce que c’était que la Route de la Mort. Comme certaines vidéos sur Youtube la décrivaient comme la route à faire pour les cyclistes un peu fous et accros à la montée d’adrénaline, on s’est motivé à la faire. Arrivés à La Paz, on s’est renseigné pour trouver une bonne agence et c’était parti !

Le jour J enfin arrivé, on l’a fait. Mais comme un certain nombre de collègues pacéniens (de La Paz) nous l’avaient bien dit, il n’y a finalement pas de quoi en faire un plat… Le trajet n’est pas facile, mais tu n’as pas non plus la sensation que la destination finale sera la mort. Si tu as un peu d’expérience en vélo, tu fais un peu attention, t’y vas mollo, et sans te coller au bord du précipice tu arrives sain et sauf.

Au niveau du plaisir procuré, les avis à S-A-M divergent sensiblement. G a bien kiffé et se glissait dans les descentes comme s’il était né avec un vélo entre les jambes. Tandis que M n’a pas apprécié du tout l’expérience. Le tremblement continu du vélo et en particulier du guidon dus au chemin rocailleux a fini par la faire souffrir et les deux gamelles qu’elle s’est prise n’ont pas non plus aidé.

Enfin… maintenant on a chacun notre T-shirt “Death Road Conqueror”…

Quelconque expérience dans le coin avec cette route controversée ? Une bonne gamelle mémorable ?


14 août 2010

La fête de la Vierge de Copacabana

Ça y est, on est en Bolivie ! Plus concrètement à Copacabana de l’autre côté du Lac Titicaca où nous avons eu la chance de tomber en pleine fête de la Vierge de Copacabana, patronne de la ville et « Reine de la Nation » en Bolivie. Ce qui veut dire de nombreux défilés, fêtes et traditions pagano-catholiques dans toute la ville.
Par traditions, on se réfère à une longue queue (quelques heures) de gens attendant de pouvoir vénérer la Vierge en haut du mont Calvario, y faire des rites chamaniques pour être bénis par la vierge et/ou Pachamama avec fœtus de lamas, voiturettes, maisonnettes ou faux-billets pour que la vierge ou le chamane les bénissent aussi et attirent ces biens jusqu’à la personne. On a aussi vu des bénédictions de voitures, de camions ou de combis pour éviter les accidents ! Toute une expérience pour nous de pouvoir voir et vivre tout ça ! Ce sont ces genres d’expériences fortuites qui marquent un voyage et qui font que ça vaut la peine de parcourir le monde pour découvrir d’autres réalités !
NB : On fait un petit clin d’œil à un couple fort sympathique, Mth et F, avec qui nous avons partagé cette découverte.

13 août 2010

Le lac Titicaca et ses îles flottantes

Les paysages du plateau andin que l’on aperçoit du bus nous ont déjà parus magnifiques, mais lorsque l’on aperçoit le Lac Titicaca au sortir d’un virage surplombant la ville de Puno, ces paysages prennent une nouvelle dimension : on dirait qu’il y a la mer à 4000 m d’altitude !
Sur ce grand lac, on peut visiter la communauté des « Uros » vivant sur des îles flottantes qu’ils fabriquent eux-mêmes ! Ces îles sont constituées d’une base flottante mêlant racines de totora (sorte de roseau) et bouse de vache qui peut atteindre 3m de hauteur et qui doit être changée tous les 25 ans. Sur cette base viennent se superposer des couches de tiges de totora servant de socle à la construction des habitations. Les îles sont arrimées au fond du lac ou entre elles pour éviter leur dérive. Ça paraît vraiment incroyable que ça ne coule pas !

Comment préparer un jus d'orange au Pérou...



29 juil. 2010

Le transport public urbain au Pérou

Combis, autobus, taxis, mototaxis, et maintenant le Métropolitano ! A Lima, comme dans le reste du Pérou, l’offre de transports publics n’en finit pas.
Des populaires combis qui au rythme de la cumbia ou du reageton s’arrêtent n’importe où et n’importe comment pour laisser les gens descendre ou monter, en même temps que le cobrador (celui qui fait payer le bus) crie le trajet du bus vers l’extérieur : “tooooodo Arequipa, Lima centroooo, Lima centrooooo” et indique à ses passagers : “sube, subeeeee, baja, baja, pie derecho, pie derecho” (« monte, monteeeee ! descends, descends, pied droit, pied droit »).
En passant par les taxis de toutes les formes et couleurs avec lesquels il vaut mieux négocier le prix avant de monter, pour éviter d’avoir une mauvaise surprise à la fin du trajet.
Jusqu’au Métropolitano, bus municipal express, qui en même pas deux mois de fonctionnement a fait plusieurs accidents.
Mais notre préféré est quand même le mototaxi, une espèce de capsule métallique ou de toile avec une moto à trois roues incorporée à l’intérieur qui fait plus de bruit qu’autre chose. Parce que pour avancer, ça n’avance pas beaucoup !! Mais ça nous éclate !

27 juil. 2010

Les petits vendeurs

Ils sont à tous les coins de rue… et parfois même entre !
Ici il n’y a encore que très peu de centres commerciaux comme on en trouve en Europe, et les nombreux marchés et épiceries ne suffisent pas toujours à contenter les clients. Du coup fleurissent un peu partout des vendeurs ambulants de tout et parfois de n’importe quoi : vendeurs de fruits, de jus, de sandwichs, de bonbons, d’habits, de balais,…, réparateurs horlogers, fabricants de clés, cireurs de chaussures… il y en a même qui vous proposent de vous faire peser !
Ils font pratiquement partie du paysage.
Au Pérou ils représentent une part importante de l’activité économique mais ne participent que très peu à l’enrichissement du pays. Ces activités permettent surtout à ceux qui les réalisent d’avoir une petite source de revenus.

20 mars 2010

Le taximan péruvien

Bonne nouvelle : Le sac de G est réapparu avant hier et du coup on a pu commencer à prendre la route du Nord du Pérou ! Le taximan qui nous a accompagnés jusqu’à l’aéroport, R, en bon liménien aime beaucoup parler. Fin connaisseur de son pays et des ses habitants, il nous a expliqué une montagne de choses sur le Pérou et plus spécialement sur Lima. Il est important de noter que le trafic à Lima est une jungle et, que tout en conduisant, R regardait dans son rétroviseur pour vérifier qu’on le suivait et faisait des grands gestes avec ses deux mains pour illustrer ses paroles. Nous, en voyant l’embrouillamini de la circulation devant nous et que R ne le voyait pas puisqu’il était plus occupé à nous regarder à travers le rétroviseur, on avait envie de lui proposer qu’un de nous deux prenne le volant pour qu’il soit libre de nous raconter tout ça du siège du copilote. A S-A-M on pense que R constitue l’icône parfaite du péruvien fou de sa terre et avec plein d’anecdotes et de faits historiques à raconter à moitié vrais et à moitié fictifs… ne cherchant pas à mentir, mais plutôt à impressionner, et au-dessus de tout à nous faire partager son amour pour cette grande terre. A notre retour à Lima, si nous avons besoin d’un taxi, c’est certain, on l’appellera lui.

19 mars 2010

Inca Kola

Grande découverte, l'Inca Kola ! Ne nous demandez pas à quoi ressemble son goût, nous ne pouvons simplement pas trouver d'autres mots pour le définir que c'est très sucré et très pétillant ! G n'a pas aimé, M l'a adoré...

Quelqu'un connaissait cette boisson ?


20 janv. 2010

Dictionnaire latino-américain AsiHablamos.com

Post à destination des personnes qui connaissent déjà bien le castillan et qui chercheraient à en connaître plus sur les langues latino-américaines.
A ceux qui pratiquent déjà le castillan, saviez –vous qu’en Uruguay le mot bicho s’utilise pour désigner une personne qui va passer en revue ce que vous êtes en train de faire ? Et qu’en Salvador il désigne un ou une enfant ? Est-ce que vous savez ce que ce mot signifie en Colombie ou en Argentine ?
Saviez-vous qu’en Argentine le mot fachero (qui n’existe pas en Espagne) désigne une personne qui s’habille bien ? Mais ça dépend du ton utilisé pour le dire… cela peut aussi vouloir dire le contraire ! Et même, que cette personne est moche !
Même si toutes ces nationalités parlent castillan, dans les pays d’Amérique Latine un certain nombre de mots diffèrent du castillan d’Espagne, en particulier dans le langage courant. Ça vaut le coup de le connaître.
Si tu as des doutes sur ce à quoi se référait le taximan dans le bouchon, ou sur ce que voulait te dire la jolie fille dans la salle à manger de l’auberge, le dictionnaire latino américain AsiHablamos.com te dissipera tous tes doutes.

13 janv. 2010

Curiosités et livres sur les Incas.

Il y a quelques temps M a commencé à s'intéresser à la civilisation Inca et a lu quelques petites choses assez intéressantes…
Viracocha était le dieu suprême des Incas qui, selon la mythologie inca, a envoyé ses enfants Manco Capac et Mama Ocllo sur Terre pour y fonder la ville de Cuzco, le quartier impérial inca.
Les chasquis étaient les messagers royaux, formés de jeunes pour courir pendant des heures sans se fatiguer (peut-être aidés par les feuilles de coca). Ils constituaient un réseau très efficace de communication à travers tout l'empire Inca.
Un runantiña est un tambour fait avec la peau des ennemis de l'empire. La peau était retirée de la personne à vif. Nous pouvons imaginer que les Incas l’utilisaient pour danser jusqu'au petit matin.
Le déclin de l’Empire Inca a commencé lorsque le conquistador Francisco Pizarro a mis les pieds au Pérou en 1531. Aveuglé par la ville dorée de Cuzco et par l'ornementation ostentatoire de la noblesse inca, le futur fondateur de la ville de Lima a asservi une grande partie de la société andine, lui faisant effectuer du travail de force dans les mines d'or et de diamants, avant de transporter le Trésor dans les cales espagnoles.
Si cette petite sélection d’anecdote ne vous a pas suffi et que vous souhaitez en apprendre davantage sur l'histoire et les légendes de cette civilisation, nous vous recommandons les livres suivants. M les a vraiment appréciés :
- L'Inca, Alberto Vazquez Figueroa. Nous ne savons pas si vous déjà avez lu cet auteur, en tout cas M n'a jamais été déçue par ses ouvrages.
- La Princesse du Soleil, Antoine B. Daniel. Il fait partie de la trilogie Inca qui évoque l'époque de la conquête espagnole du Pérou. Le livre offre un mélange de réalité historique et de mythologie.
Connaissez-vous une légende ou un mythe sur les Incas que vous souhaiteriez partager ? Ou un livre intéressant à propos de cette civilisation ?