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19 janv. 2011

On se sépare… mais seulement temporairement !

Si vous l’avez bien compris… après tant de mois collés l’un à l’autre, Chiloé marque un point de division temporaire entre les membres de S-A-M. La raison est que G a trouvé un volontariat très intéressant avec la fondation qui se charge de restaurer les églises inscrites au Patrimoine de l’Humanité de l’ile de Chiloé et va passer deux semaines à travailler avec eux. M n’étant pas très intéressée va continuer le voyage en profitant un peu plus pour connaitre le Chili et l’Argentine et passer ensuite au Brésil.
Après son volontariat G rejoindra M au Brésil pour continuer l’aventure ensembles...
Ainsi à partir de maintenant vous devriez recevoir des nouvelles de chacun d’entre nous séparément… On espère que vous en profiterez d’autant plus !

18 déc. 2010

Les Mères de la Plaza de Mayo

*« Les Mères de la Place de Mai (en espagnol : Asociación Madres de la Plaza de Mayo) est une association des mères argentines dont les enfants ont « disparu », assassinés pendant la « guerre sale » livrée en particulier par la dictature militaire (1976-1983). Leur nom provient de la plaza de Mayo, en face de la Casa Rosada du gouvernement à Buenos Aires, où elles effectuent des rondes hebdomadaires depuis le 30 avril 1977.
Les Mères de la Place de mai sont l'unique organisation de femmes en Argentine, activiste des droits de l'homme. Depuis près de trente ans, elles se sont battues pour retrouver leurs enfants enlevés par la dictature militaire (1976-1983). »
Ainsi depuis ce temps, chaque jeudi, elles se retrouvent pour effectuer cette marche (issue de l’ordre des forces de sécurité de « circuler ») autour du monument central de place, énumérant la liste des personnes disparues.
* texte extrait de Wikipedia

1 oct. 2010

Potosi et la Mine de Rosario

A 4100 m d’altitude, Potosi s’est fait connaitre récemment dans le monde entier pour un blocage de 19 jours, affrontant le gouvernement afin d’obtenir l’amélioration des conditions de travail de la mine et des infrastructures de la région. Heureux d’avoir obtenu un accord à leurs demandes, ils ont pu célébrer les fêtes de la ville, avec un peu de retard par rapport à la date initiale de fin août.



Nos guides dans la mine puis dans la vie nocturme de Potosi, nous ont expliqué que 35% des revenus de la Bolivie viennent de la mine. Que seulement dans la région de Potosi, il y a environ 400 mines, dont 250 sont encore en activité. Quelques 20 000 miniers se regroupent en environ 50 coopératives minières, les socios étant propiétaires des mines et donc ayant le droit de les exploiter et de choisir les miniers qui travaillent avec eux. Un minier, en une journée normale de travail (12 heures, six jours par semaine), mastique environ 50 grammes de coca accompagnés de différents types de catalysateur (banane, quinoa, pomme de terre...), de cigarettes de tabac naturel noir et d’alcool pur à 96º dilué dans un peu d’eau ou de jus. On n’a rien appris sur la nourriture. Mais un minier gagne environ 100 pesos (un peu plus de 10 euros) pour une journée de travail, bien que le salaire dépende de la quantité extraite et surtout du prix du minerai sur le marché. En tout cas les miniers ne travaillent pas pour moins de 50 pesos par jour. Le travail dans les mines peut commencer à l’âge de 10 ans pour un certain nombre d’entre eux. Du coup après toute une vie exposée à des minéraux lourds, ils prennent leur retraite assez tôt. Aujourd’hui le gouvernement paient une pension aux mineurs et interdit aux moins de 18 ans (aux mineurs !!) de travailler dans les mines, mais cependant il se dit (nous n’en avons pas vus) qu’on peut en voir dans les galeries.
Riche en argent et en zinc entre autres minéraux, la Mine de Rosario fait partie des plus anciennes de Potosi. Elle a commencé à être exploitée par les esclaves à l’époque inca, puis à celle des conquistadors, pour être enfin exploitée de manière rémunérée depuis l’indépendance de la Bolivie.

27 sept. 2010

Sucre

Sucre est une très belle ville toute blanche dans laquelle on sent que la culture est bien vivante. Capitale constitutionnelle du pays (et non La Paz n’est finalement pas la « vraie » capitale de la Bolivie), son histoire est très riche et en lien direct avec l’histoire de la Bolivie. Pour exemple la Casa de la Libertad, située sur la place principale, est le lieu où a été signée l’indépendance du pays.
On a profité d’un soir pour faire un Quiz en faveur du Centro Educativo Ñanta dans un bar boliviano-hollandais, l’Amsterdam. C’est un centre qui fournit assistance médicale et sociale, éducation et nourriture aux enfants des rues de Sucre. Nous sommes tombés dans une équipe internationale et avons eu la chance de gagner… On a donc fait d’une pierre deux coups !!

20 sept. 2010

Mamani Mamani

Sans doute un des meilleurs aspects du voyage réside dans le fait qu’il y a toujours une porte ouverte à des événements inattendus ou surprenants. On ne veut pas dire qu’en ne voyageant pas il ne se passe rien, mais c’est clair que ca arrive moins fréquemment.
L’autre jour l’ONG (Un Techo Para Mi Pais. Bolivia) avec laquelle on faisait du volontariat a obtenu un entretien avec Mamani Mamani pour la réalisation d’une vidéo de soutien à l’ONG a laquelle M a participé. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Mamani Mamani est considéré comme le peintre contemporain le plus emblématique de Bolivie. Ses tableaux sont remarquables pour leurs couleurs et le fait qu’ils traitent de l’indigénisme, le folklore et la tradition boliviens.
Mamani Mamani est une personne des plus simples, marrante et accesible. Avant de le quitter les interviewers ont chacun eu droit à une dédicace sur carte postale avec portrait !
M est rentrée au bureau de l’ONG enchantée par cette rencontre !

19 sept. 2010

Un Techo Para Mi Pais, Bolivia

Après notre séjour à Rurrenabaque on est retourné à La Paz pour faire un peu de volontariat avec l’ONG Un Techo Para Mi Pais Bolivia. M a cherché des financements de coopération internationale pour l’ONG et G a aménagé le garage pour permettre de stocker des outils et tenté de mettre en place un manuel de sécurité pour les constructions de l’ONG. En fin de semaine (3-5 Août) on est remonté à El Alto avec UTPMP pour construire quatre maisons de plus.

28 août 2010

Vague de froid en Amérique du Sud

Déjà quand on était à Lima, les gens nous disaient qu’il faisait plus froid que d’habitude et maintenant que l’hiver est bien présent les températures sont basses dans toute l’Amérique du Sud. Les informations que l’on peut lire ne sont pas toutes en accord : certaines disant que ça fait 40 ans qu’on n’a pas vu ça, d’autres seulement depuis 1993. D’autres indiquent que 80 personnes sont mortes à cause du froid, d’autres parlent de plus de 100 morts, d’autres de plus de 200…
En tout cas le constat est partout le même : le phénomène climatique de ‘La Niña’ touche plus que d’habitude cette partie du monde (le signal d’alarme du changement climatique s’allume). Ajoutés à cela que les conditions de vie de nombreuses familles restent précaires et que dans beaucoup d’endroits les gens ne sont pas préparés à faire face à des situations exceptionnelles, le froid a fait beaucoup de dégâts. Maladies respiratoires, infections pulmonaires, morts par hipothermie, maisons mal isolées, écoles sans chauffage, personnes sans abri... La vague de froid n’a pas fait d’exception et est même arrivée en Amazonie où ont été enregistrées des températures de 10ºC où en d’autres années il faisait 20 ou 30 ºC.

31 juil. 2010

Exposition photographique “Yuyanapaq. Para recordar”

La seconde exposition que nous avons visitée au Musée de la Nation était une exposition photographique intitulée “Yuyanapaq. Para recordar”. Un espace qui à travers ses images choquantes fait l’éloge de la nécessité de préserver la mémoire historique péruvienne et donne les preuves irréfutables de l’horreur vécue pendant 20 ans (1980-2000) par de nombreux péruviens victimes du conflit entre le Sentier Lumineux et les forces de l’ordre péruviennes.
Inaugurée par la Commission de la Vérité et de la Réconciliation, Yuyanapaq constitue un rapport final visuel de l’investigation menée par cette commission sur ce qui s’est passé durant ces deux décennies de conflits armés, d’actes terroristes, de peur, de désolation, de méfiance envers les forces publiques, et avant tout de confusion.
"Un pueblo sin memoria es un pueblo sin destino. Un país que resuelva cerrar los ojos ante las tragedias de la guerra, el crimen inhumano, la desaparición de personas, la violencia contra las mujeres, el asesinato aleve y nocturno, la matanza de inocentes, será finalmente una sociedad incapaz de mirarse a sí misma y, por lo tanto, proclive a repetir las causas y los efectos de la violencia, la discriminación y la muerte." Beatriz Merino, Defenseur du Peuple au Pérou.


1 juil. 2010

La “pampa des chiens” à Huaral

L’autre tour M est allée visiter avec l’ONG MATISEE la “pampa des chiens” à Huaral. Le lieu, situé un peu en dehors de la ville, consiste en une grande plaine de terre que les habitants de la ville de Huaral utilisent comme décharge. Les images parlent d’elles-mêmes : vue sur des poubelles jusqu’à l’horizon sans aucun type d’organisation ni de traitement des déchets. Ce lieu reçoit ce nom en raison de la grande quantité de chiens que l’on peut voir vivre entre les détritus. Ce qui est le plus choquant a été de rencontrer des gens agitant les déchets pour faire des tas de carton, de verre, de boites de conserve, etc, pour ensuite les revendre. Sans gant, ni masque, ni rien, ces personnes vivent juste à côté de la décharge dans des maisons qu’ils ont construites avec ce qu’il y a sur place. En faisant du volontariat on est amené à voir des choses qu'en tant que touristes on ne verrait jamais. Et cette décharge est le miroir d'une des nombreuses facettes que peut avoir le Pérou.

29 mai 2010

Etre volontaire à la Casa de Willy

La philosophie de la Casa de Willy est d’accompagner des jeunes en position d’insécurité sociale dans une ambiance familiale tout en leur laissant une certaine liberté qui leur permet de développer leur sens des responsabilités
Les volontaires de tout pays y sont les bienvenus. Le besoin est là ! De nombreuses tâches y sont à effectuer (liste non exhaustive) :
- Participations aux tâches quotidiennes de la Casa,
- Amélioration des conditions d’habitation,
- Aide aux travaux scolaires des enfants (tous niveaux jusqu’au Bac)
- Création d’activités éducatives, culturelles, artistiques, ludiques destinées aux enfants,
- Accompagnement des jeunes dans leur développement personnel,
Par ailleurs la Casa cherche à s’autogérer et développe des activités créatrices de financement. Pour mener à bien ce projet, la Casa a actuellement besoin de volontaires pour :
- Participer aux activités agricoles (travail dans les champs, développement de nouveaux types de culture, développement de techniques efficaces d’agriculture…)
- Former certains jeunes et développer des nouveaux produits dans les domaines de la menuiserie, la soudure, ainsi que de la boulangerie.
Si l’une ou plusieurs activités vous intéressent, que vous avez le sens des responsabilités, que vous souhaitez vous engagez pour une mission enrichissante et importante, Willy et tous les jeunes sont prêts à vous accueillir à bras ouverts.
Pour plus d’infos:
e-mail : phesvoluntariado@hotmail.com

14 mai 2010

Quelques mois à Lima avec MATISEE

Jeudi de la semaine passée, après avoir fait nos adieux aux enfants et aux gens d’Ayacucho, nous avons pris un bus pour Lima où nous travaillerons quelques mois avec l’ONG MATISEE. A l’intérieur des champs de travail de son équipe, nous 2 et 2 autres volontaires allons travailler avant tout sur un diagnostic socio-économique de communautés agricoles rurales péruviennes, afin de mener à bien des projets de développement communautaire, et notamment leur donner la possibilité d’accéder à des programmes d’aides et de subventions comme celui du PCC. Ce vendredi nous commençons la première mission de terrain dans une communauté à Chincha. On vous dira comment ça s’est passé !

6 mai 2010

Une journée à la Casa de Willy

Pour la plupart des enfants de la Casa, ceux qui vont à l’école, la journée commence à 6h. Pour les autres enfants, , les volontaires et Willy, la journée commence plutôt autour de 8h.
Après le petit-déjeuner (mélange de flocons d’avoine, d’eau, de lait et de cacao accompagné de pain fait maison et de beurre ou confiture), la matinée est consacrée aux travaux divers de la Casa : peinture, couture, menuiserie, culture dans le champ, soudure, maçonnerie… Les enfants qui restent à la Casa participent en général à ces travaux, quand nous arrivons à les motiver ou que Willy est là pour les coacher ! La matinée est longue…
Lorsque les écoliers rentrent vers 14h avec le repas du midi fourni par une autre association (Sociedad Benefica d’Ayacucho), nous nous mettons tous à table.
Après un petit repos, chacun doit effectuer la tâche qui lui incombe : la vaisselle (servicios), le nettoyage de la cuisine, le nettoyage des salles de bains (baños), la préparation de la nourriture pour les chiens…
Ensuite de 17h à 19h-19h30, les enfants effectuent leurs devoirs aidés par la professeure de la Casa et/ou les volontaires.
Le repas du soir est préparé par les jeunes eux-mêmes et tout le monde mange ensemble. C’est parfois un peu la bataille car certains sont des vrais ogres !!
Nous nous couchons relativement tôt mais toujours bien fatigués !
Le week-end les journées sont un peu différentes avec plus de temps libre, mais toujours avec du travail d’entretien à effectuer. On en profite pour faire du sport (volley, foot) et pour organiser des jeux. Les soirées sont passées devant quelques films. Ici la loi Hadopi n’existe pas et pour 1 euro, tu peux avoir un DVD avec 5 films !

5 mai 2010

La Casa de Willy

La Casa de Willy est un grand domaine qui accueille humblement une vingtaine de jeunes (de 10 à 25 ans), orphelins ou ne pouvant pas vivre avec leur famille.
Une dizaine de chambres, une bibliothèque, une salle de réflexion, une cuisine, un four à pain, une cours rectangulaire, une salle à moudre, un atelier de menuiserie et soudure, un enclos à lapins, un autre à kuys (une sorte d’hamster), un à canards, et enfin un à dindons composent le corps du bâtiment. Le tout sur plusieurs niveaux, en terrasse, puisque cet ensemble suit la pente du terrain.
Un grand champ à moitié cultivé d’alpha (herbe qui sert à nourrir les animaux) et à moitié laissé à paître aux deux vaches de la maison, remplit le reste du grand terrain.
Cet ensemble situé à 5 km de la ville d’Ayacucho, sur la route de Cusco, est déjà dans la campagne péruvienne (el campo) sur les coteaux qui dominent la vallée d’Ayacucho. De la Casa, la vue est magnifique ! L’ambiance y est très paisible…

2 avr. 2010

Un mois à Ayacucho

Bonjour à toutes et tous. Depuis le début de notre voyage pour lequel nous avons fait une route de 15 jours dans la partie Nord du Pérou, S-A-M se retrouve à Ayacucho pour faire une halte d’un mois. Nous serons pendant tout le mois d’avril dans l’association Association PHES (Progreso Humano En Solidaridad) de la Casa de Willy. Comme nous serons á une dizaine de km de la ville d’Ayacucho, nous n’aurons pas de connexion à internet et ne pourrons surement pas donner autant de nouvelles que jusqu’à présent. De toutes les manières, nous continuerons de vous donner des explications sur ce que nous verrons et sur le projet le plus souvent possible. On reste donc en contact !