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4 janv. 2011

Puerto Natales – Circuit « W » à Torres del Paine

Après 4 jours de marche sur plus de 60 km avec le sac à dos sur les épaules, on est complètement crevé mais aussi pleins de joie et de fierté. Il faut dire que le trek que nous avons dans le Parc Naturel de Torres del Paine a été pour nous tout un défi !
Les paysages son impressionnants ; depuis les lacs turquoises, les sommets enneigés, les torrents qui déversent leurs eaux sur les rochers avec furie, en passant par l’impressionnant glacier Grey jusqu’aux Torres del Paine qui sont elles-mêmes sublimes.
Il faut dire que bien que le circuit « W » est signalé comme étant de difficulté moyenne, les changements et parfois les conditions extrêmes du climat le rendent assez compliqué. Le meilleur conseil : bien se préparer.
Pour ceux qui souhaiteraient le faire on vous conseille de bien vous informer du temps qu’il y fera et de se préparer en conséquence. Nous, nous avons vu du soleil, de la neige, de la pluie et des vents de plus de 100 km/h dans une même journée !
Un coucou à Ray que nous avons croisé au hasard pendant le trek !

31 déc. 2010

Puerto Madryn – Péninsule Valdés

Après Buenos Aires, direction le Sud, la Patagonie et la grande Nature ! Notre première étape se situe à Puerto Madryn à environ 1500 km au sud de Buenos Aires sur la côte Atlantique. On a fait vite car c’est la fin de la période de présence des baleines qui ont mis bas et qui s’en iront plus au Sud encore pour chercher de la nourriture. Les golfes entourant la péninsule Valdez sont propices à la reproduction des baleines et aux premiers coups de nageoire des baleineaux, qu’on a pu apprécier de près. Outre les baleines, la péninsule est chargée de lions de mer se faisant dorer la pilule sur les plages, d’amadrillos peu farouches et de quelques manchots peu accessibles... Pour nous, tout ça fut une véritable découverte !
Un petit conseil aux voyageurs : Il est possible de louer une voiture qui permet d’être plus libre et de faire quelque économie sur les transports touristiques.

20 déc. 2010

Belgrano et son quartier chinois

Après avoir quitté l’appartement que l’on louait avec nos amis kiwis R et S, on a connu notre première expérience de couchsurfing. Notre hôte s’appelait Gabi et nous a accueilli dans son appartement de Belgrano, et franchement ça a été très bien. Le quartier est très accueillant et possède une petite zone qui s’apparente à un quartier chinois pour ses commerces et ses restaurants.
Buenos Aires est une ville un peu chère, surtout pour les hôtels et auberges de jeunesse, du coup on conseille à ceux qui veulent rester plus d’une semaine de louer un appartement. Ca vaut le coup dès qu’on est plus de deux !
Un bonjour à tous les gens que nous avons connus durant ces quelques semaines à Buenos Aires, en particulier à Gabi, qui nous a accueilli comme des rois.

6 oct. 2010

Tupiza et ses canyons

Avant de traverser la frontière boliviano-argentine et de changer de monde, on a fait une halte dans une petite ville au sud de la Bolivie, du nom de Tupiza. La ville est charmante et relativement calme, mais ce sont surtout ses alentours qui valent la peine de s’y arrêter.
Les paysages sont assez époustouflants. Les formations géologiques sont du type far-west avec de nombreux canyons aux couleurs vives, allant principalement dans le rouge. Les contrastes avec le ciel bleu azur, les arbres verts pomme ou encore les herbes séchées jaunes or donnent une palette de couleur inédite à ce genre de paysages.
Les agences touristiques ne se sont pas trompées, et elles proposent toutes la balade à cheval afin que le touriste puisse se prendre pour Lucky Luke. Mais sous bons conseils nous avons préféré suivre ces chemins à pieds. Il est ainsi possible de s’enfoncer dans le Canyon del Inca large de quelques 3 mètres et profond d’une bonne trentaine, dans une randonnée un peu acrobatique, en grimpant certains rochers ou en passant sous certains autres. C’est beaucoup plus amusant que de payer une petite fortune pour passer la journée sur des chevaux qui n’avaient pas l’air de vouloir avancer...
Un petit coucou aux "bons conseils" : la famille Hue qui continue son petit tour du monde...

4 oct. 2010

Tour Dans le Salar de Uyuni et dans la Reserva Nacional de Fauna Andina Eduardo Avaroa.

Il y a peu de choses à ajouter aux photos qui parlent d’elles-mêmes (on en a pris plus de 500 en 3 jours !). Ce que nous avons vu durant ces trois jours était spectaculaire. La beauté et l’unicité de la Nature à l’état brut. Des lacs de couleur rouge, vert, blanc… remplis de flamants rose. Des volcans partout, des émanations de gaz sortant du sol. Des eaux thermales. Des rochers gigantesques de formes bizarroïdes surgis d’une antique activité volcanique débordante.
Le Salar de Uyuni est sans aucun doute unique : une surface d’un blanc pur qui s’étend sur quelques 12 000 km2 rendant à moitié aveugle tous les gens qui le traversent sans lunettes de soleil.
Durant ces trois jours, on a visité en substance :
Jour 1 :
Cimetière de trains d’Uyuni
Salar de Uyuni
Musée de sel
Isla del Pescado
+ une nuit dans un hôtel de sel
Jour 2 :
Necropolis
Volcan Oliague
Lac Cañapa
Lac Hedionda (« qui pue », c’est la traduction !)
Arbre de pierre
Lac coloré
Jour 3 :
Geysers volcaniques (de gaz, pas d’eau !)
Eaux thermales
Le Désert Salvador Dali
Lac Blanc et Lac vert
La Vallée des roches
Tout cela est absolument inratable si vous allez en Bolivie !
Un salut à Fabrice et Carine et à nos Etats-uniennes préférées : Laura et Cristina !

30 sept. 2010

Le Musée Textile Ethnographique à Sucre

Parmi les nombreux musées que compte la ville, nous avons visité le Musée Textile Ethnographique de remarquable qualité. Il offre à voir au travers de la création textile, les différentes cultures de la région de Sucre leurs coutumes, leurs danses et musiques, leurs activités rémunératrices…
Ces cultures étant en voie de disparition, la fondation ASUR qui est à l’origine du musée, s’est donné comme mission de relancer la production artisanale de haute qualité pour « créer des emplois et des revenus dans le secteur rural, […] revitaliser la créativité culturelle des communautés, […] participer à l'enrichissement culturel de l'acheteur et […] contribuer au développement touristique de Sucre » (source : http://www.bolivianet.com/asur/indexfr.htm).
En tout cas le musée est très enrichissant, et surtout très agréable à visiter. On le recommande !

5 août 2010

Le coût de la vie au Pérou

1 € = 3,63 /s. (nouveaux soles), au 18/07/2010
Un petit tableau des prix pratiqués :

1 repas dans un petit restaurant
(entrée + plat + boisson)
5 à 10/s.à partir de 2 €
1 jus d'orange1/s.environ 0,3 €
8 petits pains1/s.autour de 0,3 €
1 nuit d'hôtel pour 2
(sans petit déj.)
25 à 70/s.de 7 à 20 €
1 kg de viande15/s.4 €
1 bouteille de 3l d'eau2,5 à 3/s.de 0,7 a 0,8 €
1 pot de nutella 16/s.autour de 4,4 €

Les prix des trajets en taxi n’ont rien à voir non plus avec les prix en Europe. On s’en sort facilement pour moins de 20/s. pour un trajet déjà conséquent.
Les prix des trajets en car, suivant la distance et la période, varient entre 40 et 120/s. pour des trajets interurbains.
L’ouverture d’un compte bancaire au Pérou est très simple et rapide (pas besoin de vraie adresse locale) et permet, pour ceux qui y passent une longue durée, de faire des économies sur les commissions bancaires.

1 juil. 2010

La “pampa des chiens” à Huaral

L’autre tour M est allée visiter avec l’ONG MATISEE la “pampa des chiens” à Huaral. Le lieu, situé un peu en dehors de la ville, consiste en une grande plaine de terre que les habitants de la ville de Huaral utilisent comme décharge. Les images parlent d’elles-mêmes : vue sur des poubelles jusqu’à l’horizon sans aucun type d’organisation ni de traitement des déchets. Ce lieu reçoit ce nom en raison de la grande quantité de chiens que l’on peut voir vivre entre les détritus. Ce qui est le plus choquant a été de rencontrer des gens agitant les déchets pour faire des tas de carton, de verre, de boites de conserve, etc, pour ensuite les revendre. Sans gant, ni masque, ni rien, ces personnes vivent juste à côté de la décharge dans des maisons qu’ils ont construites avec ce qu’il y a sur place. En faisant du volontariat on est amené à voir des choses qu'en tant que touristes on ne verrait jamais. Et cette décharge est le miroir d'une des nombreuses facettes que peut avoir le Pérou.

13 juin 2010

Ayacucho

Comme la semaine passée on était à Ayacucho pour rendre visite aux enfants de "La Casa de Willy" et étant donné qu'on avait pas encore parlé de cette ville magnifique sur le blog, on en profite pour faire un post dédié à elle. Ayacucho est un ville joyeuse, vivante et pleine de dynamisme. A mi-chemin entre la Sierra et la Selva péruviennes, la ville et ses habitants reflètent parfaitement ce mélange de cultures.
La ville nous a surpris de manière très agréable. Nous avons vécu beaucoup de choses dans ses rues et ses habitants nous ont fait sentir un peu comme à la maison. Un conseil : Si vous pouvez, allez y durant la semaine sainte !

2 avr. 2010

Le lac 69

De Huaraz, nous sommes remontés à Caraz, une toute petite ville plus calme et plus charmante que Huaraz. De là nous avions l’ambition de faire une autre randonnée pour atteindre le lac 69 situé à 4400 m d’altitude.
Après un premier essai infructueux pour des raisons d’horaire, nous sommes finalement partis le mardi en bus jusqu’aux lacs de Llanganuco à 3900m d’altitude. De là on a commencé la randonnée qui fut pour M et G plus facile que la première. Une première partie dans une vallée à longer une rivière, une seconde un eu plus dure, une troisième à traverser un ancien lac et une quatrième difficile menant à l’objectif, telle était la physionomie de la randonnée. Idéale en fait !
Et les paysages que nous avons vus en valaient vraiment la peine ! Les plus hauts sommets de la cordillère péruvienne, des glaciers impressionnants et des lacs d’un bleu idyllique !! Nous conseillons vraiment cette randonnée !
Petit conseil aux voyageurs : à Yungay ville de départ du bus qui mène aux lacs de Llanganuco, des taximen vous proposeront leur service et n’hésiteront pas ‘a vous mentir en disant que le bus est déjà passé. Si en général on n’a pas ce genre de comportement au Pérou, ici c’est apparemment chose coutumière (on l’a testé deux jours de suite)

15 mars 2010

Les bagages...

Si, Si demain on part !! Ce matin G a rejoint M à Terrassa. Pendant que G se reposait, M a passé la journée à faire son sac.
Que mettre dans un sac qui nous accompagnera pendant un an et demi ? Ci-dessous vous est détaillé le sac de M, celui de G ayant quelques petites variations (il n’a par exemple ni bikini ni sèche-cheveux) mais l’essentiel est semblable.


Deux petites serviettes.
Une grande serviette qui sèche vite.
Des Sous-vêtements.
Une Pharmacie.
Un sac de couchage.
Deux pantalons (dont un démontable).
Collants.
Un pantalon léger.
Deux maillots à manches longues.
Deux maillots à manches courtes.
Trois débardeurs (pas pour G).
Un jeu d’échecs magnétique.
Une ceinture.
Des gants et une écharpe en polaire.
Un bikini.
Un sèche-cheveux de voyage.
Un gilet et un pull-over à capuche.
Un coussin gonflable.
Un sac en tissu et un sac intérieur.
Des serviettes nettoyantes.
Un vieux téléphone portable avec chargeur.
Des lunettes de soleil.
Une lampe frontale (LEDs).
Un adaptateur pour l’Amérique du Sud.
Un couteau suisse.
Un cadenas numérique.
Un paréo/foulard.
Anorak (démontable avec capuche et une fourrure polaire à l’intérieur).
Appareil photos et vidéos.
Livres et Guides.
Sandales pour la marche.
Chaussures légères et confortables
Chaussures de montagne.
Un sac pour confiner le sac à dos avec cadenas pour les voyages en avion ou bus.

En plus de cela, G a dans son sac une boussole, une tondeuse électrique, une clé USB, un sifflet (en cas d’urgence dans la montagne). Et pour faire des petites réparations, un morceau de corde et du chatterton.
Va-t-on réussir à dormir cette nuit ?
C’est dur et triste de dire au revoir aux amis et à la famille ! Vous allez nous manquer !!
Et demain Lima !!

12 mars 2010

Que mettre dans sa pharmacie ?

Pour qu’aucun bouton, aucune ecchymose, aucun bobo ne nous résiste… voici une liste de ce qu’on va mettre dans la boîte à pharmacie qu’on emportera en Amérique du Sud.

Pastilles pour purifier l’eau
Des antipaludiques (Nous avons préféré choisir ceux que l’on prend si l’on a les symptômes de la maladie)*
Protection solaire de 30
Spray anti moustique (nous recommandons Goibi ou Relec fort)
Afterbite**
Paracétamol et Ibuprofene***
Antihistaminique (pour l’allergie de M)
Crème à la cortisone (pour l’allergie de M)
Collyre pour les yeux (aussi pour l’allergie de M)
Pommade anti-inflammatoire
Pommade Radiosalil ou Baume du Tigre pour les douleurs articulaires et musculaires
Antidiarrhériques
Laxatif (nous recommandons Micralax)
Patch Compeed pour les pieds
Lingettes désinfectantes et antiseptiques
Gazes, sparadrap, pansements, bandes et coton
Ciseaux, pinces, et aiguilles stériles,
Thermomètre
2 paires de gants en caoutchouc
Collier contre les puces****
Enveloppes de sérum infantile*****
Biodramine

Notes:
* Comme on vous l’a dit dans le Post Documents utiles à l’heure de faire un voyage, c’est un traitement qui nous a été prescrit lorsque nous sommes allés consulter un centre de vaccination international. Par conséquent, ce traitement n’est pas nécessairement le même pour tout le monde. Avant de partir en voyage, il faut aller dans un des ces centres pour savoir quel traitement est le plus approprié en fonction du voyage que vous prévoyez de faire.
** Ce n’est en fait que de l’ammoniac ! Et pour le prix, il aurait été possible d’acheter 10L d’ammoniac, mais nous ne pouvons pas nous permettre d’en transporter autant jusqu’en Amérique du Sud.
*** Du paracétamol pour la fièvre et les douleurs, et de l’ibuprofène pour la douleur et les inflammations
**** Nous espérons ne pas avoir recours à cela, mais depuis que nous avons lu un blog espagnol à ce sujet, nous pensons que ça peut valoir le coup d’en emporter un… A nous aussi ça nous démange chaque fois que nous lisons cet article !
***** Ils se mélangent avec de l’eau. Normalement ils sont faits pour les enfants, mais en cas de diarrhées, ils fonctionnent très bien puisqu’ils comportent beaucoup de sels minéraux et participent à la réhydratation.

Un Grand Merci à Alba pour les conseils que tu nous as donnés comme professionnelle en soins infirmiers !


Comment vous le voyez ? Nous avons oublié quelque chose ?

5 févr. 2010

Quelle est ton empreinte écologique ?

L’autre jour S-A-M est tombé sur un guide de voyage intitulé Cuzco & the Inca trail qui contient un paragraphe très intéressant dont le titre correspond à celui de ce post: How big is your footprint ? Il traite de l’importance de voyager en respectant le milieu dans lequel on se trouve et donne une série de recommandations pour réduire l’empreinte écologique que l’on peut laisser pendant un séjour touristique. Comme on l’a beaucoup aimé, on vous propose un petit résumé ci-dessous:
- Autant que possible, essayer de choisir des destinations, des opérateurs touristiques et des hôtels qui ont un engagement reconnu dans l’éthique et l’environnement.
- Essayer d’acheter des biens et produits locaux plutôt qu’importés et faire usage du sens du bien commun lors de négociations, quelques dollars économisés peuvent représenter le salaire d’une semaine pour certaines personnes.
- Consommer l’eau et l’électricité avec le sens du bien commun, les voyageurs reçoivent souvent des services de meilleures qualité que les communautés locales.
- Apprendre les us et coutumes locaux, respecter les normes locales, se comporter et s’habiller de façon appropriée en fonction de la situation et du lieu.
- Protéger la faune sauvage et les ressources naturelles locales. Ne pas acheter de souvenirs ou de biens faits à partir d’éléments naturels à moins qu’ils soient clairement issus d’une production soutenable ou qu’ils ne soient pas protégés par la législation CITES (Convention on International Trade in Endangered Species).
- Demander la permission aux gens avant de faire des photos ou des vidéos.
- Préférer loger dans des hébergements locaux plutôt que dans des enseignes d’origine étrangère. De cette manière les bénéfices économiques profiteront aux populations locales et ce sera aussi une bonne occasion de connaître la culture locale.
- Aux alentours de Cuzco, il se peut que tu regrettes de ne pas donner d’argent aux enfants des rues en échange de cartes postales, de caramels ou du nettoyage de tes chaussures. Cependant il est fortement conseillé de ne pas le faire : dans certains cas cet argent pourra par exemple être utilisé pour acheter de la cocaïne à snifer ou aller dans la poche d’un père alcoolique. II est préférable de donner de la nourriture ou même d’offrir une écharpe ou des gants dans le cas où il fait froid.
- Il n’est pas nécessaire de dire qu’un don au bénéfice d’une personne locale n’est jamais de trop.

Connaissez-vous une autre recommandation qui irait dans ce sens ?

Source : Ben Box, Roger Perkins & Kate Hannay (2001). Cuzco & the Inca trail. England: Footprint Handbooks.

20 janv. 2010

Dictionnaire latino-américain AsiHablamos.com

Post à destination des personnes qui connaissent déjà bien le castillan et qui chercheraient à en connaître plus sur les langues latino-américaines.
A ceux qui pratiquent déjà le castillan, saviez –vous qu’en Uruguay le mot bicho s’utilise pour désigner une personne qui va passer en revue ce que vous êtes en train de faire ? Et qu’en Salvador il désigne un ou une enfant ? Est-ce que vous savez ce que ce mot signifie en Colombie ou en Argentine ?
Saviez-vous qu’en Argentine le mot fachero (qui n’existe pas en Espagne) désigne une personne qui s’habille bien ? Mais ça dépend du ton utilisé pour le dire… cela peut aussi vouloir dire le contraire ! Et même, que cette personne est moche !
Même si toutes ces nationalités parlent castillan, dans les pays d’Amérique Latine un certain nombre de mots diffèrent du castillan d’Espagne, en particulier dans le langage courant. Ça vaut le coup de le connaître.
Si tu as des doutes sur ce à quoi se référait le taximan dans le bouchon, ou sur ce que voulait te dire la jolie fille dans la salle à manger de l’auberge, le dictionnaire latino américain AsiHablamos.com te dissipera tous tes doutes.

10 janv. 2010

Documents utiles à l’heure de faire un voyage

La mise à jour de tous les documents dont on a besoin avant de partir est probablement une des choses les plus ennuyantes quand on planifie un voyage. Même si ce blog prétend être agréable, intéressant et distrayant, à S-A-M nous avons décidé de vous embêter un peu et de partager avec vous la liste des documents indispensables avant d’entreprendre un voyage.

Carnet de vaccination international à jour. Si possible, un ou deux mois avant le jour j, prendre rendez-vous avec un centre de vaccination international où on vous posera toutes sortes de questions sur votre voyage : la destination, la durée, la raison de votre séjour, etc. Aussi on vous informera sur les vaccins dont vous avez besoin ou si il est nécessaire pour vous de suivre un quelconque type de traitement comme l’antipaludique. On vous donnera des conseils sur les bonnes pratiques sanitaires et hygiéniques et sur ce qui est indispensable de prendre dans votre kit de voyage.

Assurance Voyage. Très important avant de partir et si vous voyagez plus de 6 mois, elle est nécessaire ! Il y en a de plusieurs sortes et bien qu’à S-A-M nous ne préférons pas en recommander une plus qu’une autre, nous vous conseillons de prendre celle qui pourra vous couvrir en cas de maladie, vol, rapatriement, etc. Si vous partez en voyage d’ici peu et que vous avez des doute sur le choix de votre assurance voyage, cet article pourra vous être utile.

Carte Européenne d’Assurance Maladie. Il faut prendre en compte que cette carte ne se substitue pas à une assurance voyage mais elle permet d’accéder aux mêmes soins qu’en France pendant vos séjours dans les pays membres de l’Union Européenne et en Suisse. Pour vous la procurer, faites un tour sur le site de l’Assurance Maladie.

Permis de Conduire International. Utile si vous voulez conduire dans un pays ou une zone hors UE pendant plus de 30 jours. Ce permis est délivré par les services préfectoraux les plus proches et est valable au maximum trois ans. Vous devez tenir compte du fait que ce permis n’est pas valable dans tous les pays, notamment celui de résidence.

Carte d’adhésion aux auberges de jeunesse. Renouvelable chaque année à travers la Fédération Unie des Auberges de Jeunesse, cette carte permet d’obtenir des remises sur les excursions, visites touristiques, voyages et auberges qui font partie du réseau Hostelling International (HI). Quelques auberges sont mêmes réservées aux détenteurs de cette carte et toutes se doivent de respecter les standards de qualité (propreté, sécurité,…) que HI a établis comme condition à l’appartenance à ce réseau.

Recommandations :
- Faites des photocopies de vos documents administratifs et donnez les à l’ambassade du pays visité dès votre arrivée, spécialement si vous pensez rester un petit moment. En plus vous pouvez faire des scans de vos documents et les déposer sur votre boite électronique ou sur mon.service-public.fr.
- Dans certains pays il n’est pas conseillé de montrer ses papiers, surtout son passeport. Si un policier vous les demande et qu’il vous parait louche, demandez-lui d’abord aimablement un justificatif. Sûrement qu’il n’y aura pas de problème, mais si il refuse, ne vous fiez pas à lui !
- Si vous êtes étudiants, n’oubliez pas votre carte d’étudiant à la maison ! Beaucoup d’auberges, de musées et de sites touristiques vous offrent des réductions.
- Laissez à un endroit sûr (boîte électronique par exemple) les numéros de téléphone pour bloquer votre carte de crédit, bien que nous espérons que vous n’aurez pas à l’utiliser.

Avons-nous oublié un document ? Une recommandation ?

3 janv. 2010

"Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt c’est le voyage qui vous fait ou vous défait."

Nicolas Bouvier

21 déc. 2009

Le « touriste moderne »

Il y a deux mois nous avons lu un entretien de Jean-Didier Urbain, anthropologue spécialisé dans le voyage et professeur à l’université de Paris V, paru dans la revue Sciences et Avenir. Dans cet entretien Urbain nous donne son point de vue sur comment nous préférons voyager de nos jours et y définit le « touriste moderne ». A S-A-M ce concept nous a paru très intéressant.
Urbain revendique le voyage comme un abandon de la vie au hasard, c’est-à-dire se laisser surprendre et ne pas planifier jusqu’au moindre détail toutes les parties du voyage. Selon lui, voyager comporte implicitement le fait de savoir s’adapter à l’inattendu. C’est en se mettant dans des contextes nouveaux et inconnus que nous pouvons arriver à faire face à nos limites personnelles, que nous pouvons couper court à tous les préjugés ou les conceptions préétablies et réussir de cette manière à être un peu plus libres.
À S-A-M cette approche nous a plu, avant tout parce que nous la partageons en grande partie. Sans aller jusqu’à rendre un hommage extrême à Christophe Colomb, mais le voyage ne doit pas être une simple constatation de tout ce que nous avons lu dans les guides de voyages et des photos que nous avons vu sur internet avant de partir, mais il est bien plus. Si nous laissons une certaine marge à l’incertitude et que nous restons en grande partie ouverts à l’inattendu, je suppose que le voyage ne sera pas exactement comme nous l’avions planifié. Il pourra être meilleur ou pire, mais ce qui est sûr, c’est qu’il sera mille fois plus intéressant et passionnant, ne trouvez-vous pas ?

Source : « Le voyage raté dévoile les secrets du touriste ». Entretien de Jean-Didier Urbain par Bernadette Arnaud, Num. 751 de Sciences et Avenir – Septembre 2009. Lien: http://sciencesetavenirmensuel.nouvelobs.com/hebdo/parution/p751/articles/a407177-.html?xtmc=jeandidier&xtcr=1

Note : Si vous désirez en savoir plus sur ce thème, Jean-Didier Urbain vient de publier un livre Le voyage était presque parfait aux éditions Payot, dans lequel il parle plus profondément de tout ce que nous venons d’écrire. D’autres livres du même auteur traitent de ce sujet. Si nous en lisons un, nous vous ferons partager notre avis !