5 mai 2010

La Casa de Willy

La Casa de Willy est un grand domaine qui accueille humblement une vingtaine de jeunes (de 10 à 25 ans), orphelins ou ne pouvant pas vivre avec leur famille.
Une dizaine de chambres, une bibliothèque, une salle de réflexion, une cuisine, un four à pain, une cours rectangulaire, une salle à moudre, un atelier de menuiserie et soudure, un enclos à lapins, un autre à kuys (une sorte d’hamster), un à canards, et enfin un à dindons composent le corps du bâtiment. Le tout sur plusieurs niveaux, en terrasse, puisque cet ensemble suit la pente du terrain.
Un grand champ à moitié cultivé d’alpha (herbe qui sert à nourrir les animaux) et à moitié laissé à paître aux deux vaches de la maison, remplit le reste du grand terrain.
Cet ensemble situé à 5 km de la ville d’Ayacucho, sur la route de Cusco, est déjà dans la campagne péruvienne (el campo) sur les coteaux qui dominent la vallée d’Ayacucho. De la Casa, la vue est magnifique ! L’ambiance y est très paisible…

24 avr. 2010

La mirada del lèmur.

Merci les copains de ‘La mirada del lèmur’ d'avoir parlé de nous sur votre blog!

2 avr. 2010

Un mois à Ayacucho

Bonjour à toutes et tous. Depuis le début de notre voyage pour lequel nous avons fait une route de 15 jours dans la partie Nord du Pérou, S-A-M se retrouve à Ayacucho pour faire une halte d’un mois. Nous serons pendant tout le mois d’avril dans l’association Association PHES (Progreso Humano En Solidaridad) de la Casa de Willy. Comme nous serons á une dizaine de km de la ville d’Ayacucho, nous n’aurons pas de connexion à internet et ne pourrons surement pas donner autant de nouvelles que jusqu’à présent. De toutes les manières, nous continuerons de vous donner des explications sur ce que nous verrons et sur le projet le plus souvent possible. On reste donc en contact !

Le lac 69

De Huaraz, nous sommes remontés à Caraz, une toute petite ville plus calme et plus charmante que Huaraz. De là nous avions l’ambition de faire une autre randonnée pour atteindre le lac 69 situé à 4400 m d’altitude.
Après un premier essai infructueux pour des raisons d’horaire, nous sommes finalement partis le mardi en bus jusqu’aux lacs de Llanganuco à 3900m d’altitude. De là on a commencé la randonnée qui fut pour M et G plus facile que la première. Une première partie dans une vallée à longer une rivière, une seconde un eu plus dure, une troisième à traverser un ancien lac et une quatrième difficile menant à l’objectif, telle était la physionomie de la randonnée. Idéale en fait !
Et les paysages que nous avons vus en valaient vraiment la peine ! Les plus hauts sommets de la cordillère péruvienne, des glaciers impressionnants et des lacs d’un bleu idyllique !! Nous conseillons vraiment cette randonnée !
Petit conseil aux voyageurs : à Yungay ville de départ du bus qui mène aux lacs de Llanganuco, des taximen vous proposeront leur service et n’hésiteront pas ‘a vous mentir en disant que le bus est déjà passé. Si en général on n’a pas ce genre de comportement au Pérou, ici c’est apparemment chose coutumière (on l’a testé deux jours de suite)

1 avr. 2010

La Marinera

Un dimanche soir à Trujillo, sur la Plaza de Armas, nous sommes tombés sur un orchestre municipal accompagné de danseurs vêtus de très belle façon, colorée pour les filles et chic pour les garcons. Nous avons eu droit á un spectacle de Marinera !

Le Cebiche

Il y a déjà quelques jours nous avons testé le Cebiche, plat typique dans de nombreux pays sud-américains, dont le Pérou. Bien qu’il puisse se préparer de nombreuses manières, ses ingrédients de base restent le poisson (généralement maquereau ou lieu noir), du citron, de l’oignon et de l’aji (mélange d’épices et d’herbes piquantes utilisé dans de nombreux plats péruviens). Voici une recette au cas où vous vous sentez d’essayer.

31 mars 2010

Chavín de Huántar

Vendredi matin, de Huaraz nous sommes partis en bus pour rejoindre Chavin de Huantar, village situé à environ 20 km à vol d’oiseau, mais à plus d’une centaine de km par la route. Et quelle route ! Très jolie, mais dans un état exécrable, si bien que nous avons passés en tout 8h dans le car…
En chemin nous nous sommes arrêtés pour apprécier le lac Querococha, et une faille géologique qui ressemble fortement à la carte du Pérou, mais aussi les superbes vues panoramiques offertes par le col que nous avons traversé.
Le village de Chavin de Huantar est situé à l’intersection de deux vallées dont les rivières s’y rejoignent. Le temple construit environ 1000 av. JC est fondé sur un réseau d’irrigation. C’est un temple à vocation religieuse puisqu’il sert aux cérémonies pour le Dieu Lanzon à l’image de jaguar.
L’ensemble du temple est construit avec des références au nombre 7 : la place cérémoniale fait exactement 49m x 49m, les 2 étages du temples font exactement 7m de hauteur, il y a 7 récipients pour les offrandes au Dieu…
Dans le cœur du temple est aménagé un couloir noir et étroit menant à une statue de 4,53m représentant Lanzon. Les prêtres étaient les hommes puissants de cette civilisation et étaient les seuls à avoir accès à Lanzon. La raison est qu’ils utilisaient le cactus San Pedro, hallucinogène qui leur permettait d’une part de converser avec leur Dieu mais aussi à avoir une meilleure vue dans le noir (dilatation des pupilles).
Autre caractéristique architecturale intéressante : les Têtes Clouées qui sont des statues gardiennes du Temple et que M. a une faculté incroyable à imiter !!

30 mars 2010

Laguna Churup

Mardi dernier nous sommes arrivés à Huaraz, ville située dans la province de Yungay, au Sud de la Cordillera Blanca dans le Parc National de Huascaran, dans cette région du Pérou où l’on trouve les plus hauts sommets des Andes péruviennes. Le plus haut étant l’Huascaran qui culmine á 6788m.
Nous nous situons à la fin de la saison des pluies. Dans la région les matinées sont ensoleillées mais les après-midis le ciel devient nuageux et il pleut des trombes d’eaux. C’est pour cela qu’il est conseillé aux moins experts de faire des randonnées de moins d’un jour et de se lever tôt pour les faire.
Sitôt dit sitôt fait. Le mercredi matin on s’est levé à 4h30 pour faire une randonnée qui devait nous emmener au lac Churup, à 4 500m d’altitude. Très beau, on le recommande !
Sur le lien qui suis, c’est assez bien expliqué, même si c’est en anglais. Ca nous évite de répéter : http://huaraz.com/churup/english.html

29 mars 2010

La Huaca del Sol et la Huaca de la Luna.

Comme hier nous avons visité les restes archéologiques de la culture Chimu, aujourd’hui nous avons visité ceux de la culture Moche, antérieure a la culture Chimu et qui occupait la même vallée : la vallée Moche.
On pense que la Huaca del Sol a un rôle administratif (impôts, charges,…), mais de nos jours, ce site ne peut pas se visiter puisqu’il est toujours enterré sous une grande montagne de sable qui laisse seulement apprécier légèrement sa forme pyramidale. Nous espérons qu’un jour on trouvera les financements nécessaires à commencer les travaux archéologiques qui permettront d’en apprécier l’intérieur.
La Huaca de la Luna peut être, elle, visitée de l’intérieur et c’est vraiment impressionnant. Elle est composée de sept plateformes qui forment un édifice de 21 m de hauteur au total. Malgré les nombreux pillages qu’elle a subis pendant la période coloniale, on peut toujours voir sa forme générale et une partie de l’intérieur. Elle tenait une fonction funéraire ; chaque plateforme étant la tombe des prêtres guerriers d’un siècle. Comme nous pouvons le voir sur la photo, les murs de chaque plateforme étaient décorés de peinture murale représentant leur Dieu et des scènes typiques de la culture Mochica.
Fait intéressant : A la différence d’autres cultures plus favorables au sacrifice animal ou humain (en majorité des jeunes filles de 15 ans ou des femmes), la culture Moche faisait des célébrations durant lesquelles les meilleurs guerriers se combattaient sur la place principale annexée à la Huaca, les perdants étant sacrifiés.

Pour plus d’information sur les Huacas et sur la culture Moche : http://www.huacas.com/

28 mars 2010

Huanchaco

En fin de journée, après la visite du palais Chan Chan, nous sommes allés faire un tour dans la ville balnéaire de Huanchaco, réputée dans la région pour ses vagues, ses surfers et les Caballitos de Totora.
Ces dernières sont des embarcations typiques conçues en tige de roseaux par les Moches pour naviguer sur les eaux de l’Océan Pacifique. De longueur allant de 4 á 5 mètres, leur forme permet de s’accroupir en fin d’embarcation et d’avancer avec une rame.
Elles sont encore utilisées de nos jours par des pêcheurs et participent aussi à l’activité touristique de Huanchaco.


Chan Chan… un palais Chimu

Dimanche dernier, nous sommes arrivés à Trujillo. Autour de cette ville côtière, nous avons visité un palais Chimu, Chan Chan. Les Chimus sont une civilisation pré-inca tardive marquée par les trois mondes suivants : le monde terrestre, le monde céleste et le monde marin. Comme dans toutes les civilisations péruviennes, la hiérarchie sociale de cette civilisation Chimu est basée sur un système de castes.
Le palais que nous avons visité était vraiment impressionnant, comprenant notamment deux places dédiées aux cérémonies, un bassin d’eau réservoir, des chambres mortuaires et des temples.
Construits en briques d'adobe les murs de cette cité étaient recouverts d'un ciment sur lequel étaient gravés des motifs marins (marées, poissons, pélicans) en raison de la proximité de cette civilisation à l'Océan Pacifique. Plusieurs théories émergent sur la signification de ces motifs, dont l'une la relie au phénomène climatique El Niño qui génère de fortes pluies au Pérou.
Il était construit dans un temps record afin que le Grand Chef Chimu puisse y être enterré avec tous ses effets personnels ainsi que des sacrifices humains et animaux. Il appartenait ensuite à son descendant d’aller conquérir un autre territoire pour reconstruire son propre palais afin d’y être lui-même enterré !

25 mars 2010

L’urbanisme à Cajamarca

Cajamarca est une ville de 160 000 habitants située à 2700 m d’altitude dans une vallée entourée de montagnes culminant autour de 3000 m. Ville composée d’édifices bas (2 à 3 étages maximum) afin de respecter, selon un guide très intéressant que nous avons eu aujourd’hui pour un visite, le patrimoine culturel issu de l’architecture coloniale.



Il est clair qu’avec une population qui a crue ces vingt dernières années de 50 000 habitants à 160 000 habitants, la ville s’est étendue de façon impressionnante avec comme résultante un certain nombre de problèmes d’infrastructure : réseaux d’eau pluviale sous-dimensionnés ou inexistants, voiries inexistantes en périphérie, forte concentration de taxis à quatre et trois roues en plus des colectivos (transports publics).


Remarques sur la construction :




- Issues de l’architecture coloniale, les maisons de type romaine carrées et présentant en leur sein un atrium permettant de rafraichir les habitations en saisons chaudes.





- Les maisons étant en général peu isolées, le rafraichissement se fait principalement par des aérations voulues (fenêtres, portes) ou pas (constructions souvent précaires laissant des ouvertures entre le toit et les murs)





- Sur les toits fleurissent des cuves que l’on devine stocker de l’eau. Mais aucun système de production d’eau chaude… en fait ce sont des cuves qui assurent un traitement de l’eau en retenant les fines et en évitant la production de bactéries.

22 mars 2010

21 mars 2010

Le bains de l'Inca

Pour éviter la pluie sur nos habits, on a préféré aller directement se baigner dans une des attractions locales et touristiques, les bains de l'Inca. Situées à 6 km de Cajamarca, ces sources naturelles d'eaux chaudes thermales étaient utilisées déjà de l'époque précoloniale et ont fait, le temps d'une après-midi, notre plus grand plaisir. On a profité d'un bain bien chaud et on a scrupuleusement respecté la consigne de ne pas rester plus d'une demi heure... effectivement, après une demi heure on est tellement relaxé et ramolli qu'un bain prolongé peut devenir dangereux !


Cajamarca sous la pluie

Vendredi matin, après avoir passé la nuit dans un autobus depuis Chimbote, S-A-M est arrivé à Cajamarca. Avec les 1m80 de G et les 1m72 de M, on ressemblait au géant vert mêlés à la population andine qui compose Cajamarca. Cité de construction principalement coloniale, on a passé pas mal de temps à nous perdre dans ses rues. On est notamment allé au marché où nous avons goûté au fromage de la région. Très bon !
On recommande de visiter la ‘Plaza de Armas’ qui est l’équivalent au Pérou de la place de la République en France.
Comme c’est la fin de la période des pluies en ce moment, à midi il a commencé à pleuvoir quand on se dirigeait vers les Bains de l’Inca, et jusqu’à maintenant ça ne s’est pas arrêté. Toutes les rues baignent dans une eau limoneuse, les gens attendant sous les porches que ça se calme un peu pour courir jusqu’à leur destination avant qu’une nouvelle trombe ne les fasse rechercher un abri.