20 mars 2010

Le Cerro Sechin

Après une nuit passée en bus (bon moyen d’économiser des nuits d’hôtel !), nous sommes arrivés jeudi matin à Casma, petite cité située dans une vallée verte entourée de monts rocailleux et arides. De cette ville, nous sommes allés visiter un temple antique émanant des civilisations Sechin, le Cerro Sechin. D’autres sites sont assez proches dont l’un, Chanquillo accueille notamment le plus vieux calendrier solaire d’Amérique ! Ces civilisations sont bien plus anciennes que celle des Incas puisqu’elles existaient en 2000 AC et démontraient déjà à l’époque de grandes connaissances techniques dans les domaines de la culture, de la construction, de la santé…
La découverte du temple Sechin s’est accompagnée d’un fait étrange : l’absence complète de signe de vie tels que des ossements, des outils, des accessoires, ou autres. Cependant notre guide ne désespère pas de trouver ces signes de vie qui pourraient être cachés derrière une porte qui n’a à ce jour pas encore été débouchée. Est-ce la volonté de conserver ainsi une légende ? Toujours est-t-il que des Chamanes sont prêts à débourser de grandes sommes d’argent pour venir faire des incantations devant cette fameuse porte…

Le taximan péruvien

Bonne nouvelle : Le sac de G est réapparu avant hier et du coup on a pu commencer à prendre la route du Nord du Pérou ! Le taximan qui nous a accompagnés jusqu’à l’aéroport, R, en bon liménien aime beaucoup parler. Fin connaisseur de son pays et des ses habitants, il nous a expliqué une montagne de choses sur le Pérou et plus spécialement sur Lima. Il est important de noter que le trafic à Lima est une jungle et, que tout en conduisant, R regardait dans son rétroviseur pour vérifier qu’on le suivait et faisait des grands gestes avec ses deux mains pour illustrer ses paroles. Nous, en voyant l’embrouillamini de la circulation devant nous et que R ne le voyait pas puisqu’il était plus occupé à nous regarder à travers le rétroviseur, on avait envie de lui proposer qu’un de nous deux prenne le volant pour qu’il soit libre de nous raconter tout ça du siège du copilote. A S-A-M on pense que R constitue l’icône parfaite du péruvien fou de sa terre et avec plein d’anecdotes et de faits historiques à raconter à moitié vrais et à moitié fictifs… ne cherchant pas à mentir, mais plutôt à impressionner, et au-dessus de tout à nous faire partager son amour pour cette grande terre. A notre retour à Lima, si nous avons besoin d’un taxi, c’est certain, on l’appellera lui.

19 mars 2010

Inca Kola

Grande découverte, l'Inca Kola ! Ne nous demandez pas à quoi ressemble son goût, nous ne pouvons simplement pas trouver d'autres mots pour le définir que c'est très sucré et très pétillant ! G n'a pas aimé, M l'a adoré...

Quelqu'un connaissait cette boisson ?


18 mars 2010

Diario del viajero

Merci Eva d'avoir parlé de nous sur Diario del Viajero !





17 mars 2010

Premier jour à Lima

Premier jour à Lima, on est un peu victime du jet lag mais enchanté d'être ici ! Ce matin on est passé aux ambassades francaises et espagnoles pour indiquer qu'on serait au Pérou pendant les 6 prochains mois au cas où et pour être localisables. Après on est allé à Interbank pour ouvrir un compte bancaire. On n'y a rencontré aucune résistance et 20 min plus tard on ressortait avec notre carte VISA péruvienne. On a fini dans le Parc Kennedy pour manger un pique nique, à manger de la pastèque et à regarder les gens passer dans la rue et les enfants jouer sur les toboggans. Que c'est bon d'être ici !


16 mars 2010

Le Jour Le Plus Long


Ca y est le jour J est arrivé avec un réveil à 6h du matin pour être sûr de ne pas rater l'avion. Nous avons bien fait car il y a beaucoup de trafic ce matin et l'autoroute est bien bouchée. Après des Au Revoir difficiles pour M avec sa famille nous prenons l'avion de Barcelone vers Madrid, escale obligatoire, pour changer d'avion. M connaît la mauvaise réputation de l'aéroport madrilène pour sa mauvaise gestion des bagages... nous y reviendrons plus tard.


L'aéroport est très grand et malgré l'heure et demi que nous avons, nous ne devions pas traîner. Juste le temps de faire les 25 min de transport entre les 2 portes et de grignoter un morceau car nous pensions qu'il n'était pas offert de repas. Le voyage s'est particulièrement bien déroulé avec 3 films, 3 repas et quelques conversations avec un jeune Suisse parti en Bolivie pour retrouver sa moitié. Une belle histoire d'Amour apparemment !


Il fallait bien cela pour supporter les 9700km et 12h de trajet séparant Madrid de Lima. D'autant qu'au plus grand désespoir de G, il n'y avait aucun accès aux fenètres et aux paysages sud-américains. Dommage car en passant au-dessus de Madeire, de la Guyane francaise, de Manaus, du rio Branco et des Andes, il y avait de quoi se régaler !


A l'arrivée la bonne surprise est que les bagages de G sont introuvables ! Nous soupconnons rapidement l'aéroport de Madrid de s'être trompé. C'est apparemment une coutume et les services de l'aéroport de Lima ne sont pas surpris. Maigre consolation : nous ne sommes pas les seuls dans ce cas-là.


Du coup le taxi que nous avait réservé PTB (le pote d'un pote), est reparti. On en trouve un et négocions un prix correct. Mais nous ne connaissons pas l'adresse exacte où nous allons et nous remercions déjà les Péruviens pour leur patience ! En effet le taximan nous aide à trouver l'auberge avec les quelques informations que nous avions, et nous retrouvons PTB avec qui on se fait une joie de boire notre première bière péruvienne et notre premier chifa (c'est le chinois du Pérou). Après avoir remercié PTB pour son super accueil, nous pouvons enfin nous coucher à minuit heure local, soit à 6h heure européenne. Une vraie journée de 24 h !

15 mars 2010

Les bagages...

Si, Si demain on part !! Ce matin G a rejoint M à Terrassa. Pendant que G se reposait, M a passé la journée à faire son sac.
Que mettre dans un sac qui nous accompagnera pendant un an et demi ? Ci-dessous vous est détaillé le sac de M, celui de G ayant quelques petites variations (il n’a par exemple ni bikini ni sèche-cheveux) mais l’essentiel est semblable.


Deux petites serviettes.
Une grande serviette qui sèche vite.
Des Sous-vêtements.
Une Pharmacie.
Un sac de couchage.
Deux pantalons (dont un démontable).
Collants.
Un pantalon léger.
Deux maillots à manches longues.
Deux maillots à manches courtes.
Trois débardeurs (pas pour G).
Un jeu d’échecs magnétique.
Une ceinture.
Des gants et une écharpe en polaire.
Un bikini.
Un sèche-cheveux de voyage.
Un gilet et un pull-over à capuche.
Un coussin gonflable.
Un sac en tissu et un sac intérieur.
Des serviettes nettoyantes.
Un vieux téléphone portable avec chargeur.
Des lunettes de soleil.
Une lampe frontale (LEDs).
Un adaptateur pour l’Amérique du Sud.
Un couteau suisse.
Un cadenas numérique.
Un paréo/foulard.
Anorak (démontable avec capuche et une fourrure polaire à l’intérieur).
Appareil photos et vidéos.
Livres et Guides.
Sandales pour la marche.
Chaussures légères et confortables
Chaussures de montagne.
Un sac pour confiner le sac à dos avec cadenas pour les voyages en avion ou bus.

En plus de cela, G a dans son sac une boussole, une tondeuse électrique, une clé USB, un sifflet (en cas d’urgence dans la montagne). Et pour faire des petites réparations, un morceau de corde et du chatterton.
Va-t-on réussir à dormir cette nuit ?
C’est dur et triste de dire au revoir aux amis et à la famille ! Vous allez nous manquer !!
Et demain Lima !!

12 mars 2010

Que mettre dans sa pharmacie ?

Pour qu’aucun bouton, aucune ecchymose, aucun bobo ne nous résiste… voici une liste de ce qu’on va mettre dans la boîte à pharmacie qu’on emportera en Amérique du Sud.

Pastilles pour purifier l’eau
Des antipaludiques (Nous avons préféré choisir ceux que l’on prend si l’on a les symptômes de la maladie)*
Protection solaire de 30
Spray anti moustique (nous recommandons Goibi ou Relec fort)
Afterbite**
Paracétamol et Ibuprofene***
Antihistaminique (pour l’allergie de M)
Crème à la cortisone (pour l’allergie de M)
Collyre pour les yeux (aussi pour l’allergie de M)
Pommade anti-inflammatoire
Pommade Radiosalil ou Baume du Tigre pour les douleurs articulaires et musculaires
Antidiarrhériques
Laxatif (nous recommandons Micralax)
Patch Compeed pour les pieds
Lingettes désinfectantes et antiseptiques
Gazes, sparadrap, pansements, bandes et coton
Ciseaux, pinces, et aiguilles stériles,
Thermomètre
2 paires de gants en caoutchouc
Collier contre les puces****
Enveloppes de sérum infantile*****
Biodramine

Notes:
* Comme on vous l’a dit dans le Post Documents utiles à l’heure de faire un voyage, c’est un traitement qui nous a été prescrit lorsque nous sommes allés consulter un centre de vaccination international. Par conséquent, ce traitement n’est pas nécessairement le même pour tout le monde. Avant de partir en voyage, il faut aller dans un des ces centres pour savoir quel traitement est le plus approprié en fonction du voyage que vous prévoyez de faire.
** Ce n’est en fait que de l’ammoniac ! Et pour le prix, il aurait été possible d’acheter 10L d’ammoniac, mais nous ne pouvons pas nous permettre d’en transporter autant jusqu’en Amérique du Sud.
*** Du paracétamol pour la fièvre et les douleurs, et de l’ibuprofène pour la douleur et les inflammations
**** Nous espérons ne pas avoir recours à cela, mais depuis que nous avons lu un blog espagnol à ce sujet, nous pensons que ça peut valoir le coup d’en emporter un… A nous aussi ça nous démange chaque fois que nous lisons cet article !
***** Ils se mélangent avec de l’eau. Normalement ils sont faits pour les enfants, mais en cas de diarrhées, ils fonctionnent très bien puisqu’ils comportent beaucoup de sels minéraux et participent à la réhydratation.

Un Grand Merci à Alba pour les conseils que tu nous as donnés comme professionnelle en soins infirmiers !


Comment vous le voyez ? Nous avons oublié quelque chose ?

8 mars 2010

Une semaine et on s'en va.

Il ne reste plus qu'une semaine avant qu'on décolle. Jusqu'à présent chacun est dans sa maison, commençant à dire au revoir à tout le monde,
regardant si toutes les affaires tiennent dans le sac,
retournant dans ses endroits préférés...
et essayant de s'imaginer que d'ici quelques jours on sera tous deux à l'autre bout du monde et que tout cela sera déjà assez loin.
On ajoute les photos des adieux de M à ces ami[e]s de Terrassa. G aurait vraiment aimé être là aussi ! Un énorme bisou à toutes et tous. Vous nous manquerez beaucoup ! Ah, et félicitations à CRi qui s'en va à L.A. pour travailler... tout un rêve qui devient réalité. Félicitations !

4 mars 2010

Retour à la maison.

La fin de semaine passée a été très agitée entre la soirée d'adieux aux Parisiens et la préparation des cartons et des valises pour partir. On a été pas mal chamboulés ! Cela a eu pas mal de conséquences : M a notamment raté son train pour Barcelone en raison des bouchons du samedi soir sur le périphérique parisien. Ou encore la porte latérale de la camionnette que G a louée pour le déménagement qui ne fermait pas à clé. On a quand même pris tout ça avec un peu d'humour en nous disant à nous mêmes que "c'est clair qu'en Amérique du Sud ce genre d'imprévus nous arrivera aussi !" et pour cette raison mieux vaut prendre ces petites choses avec philosophie !
Les 15 prochains jours seront consacrés pour chacun de nous deux à sa famille, M à Terrassa et G à Hérimoncourt. Profitant des derniers jours avec les nôtres, faisant nos adieux à tout le monde et finissant de tout préparer pour... nous en aller !

3 mars 2010

Adieu Paris.

Au revoir à tous nos ami[e]s de Paris et encore un grand merci à vous tous d'avoir participé à la soirée de vendredi ! Soirée super agréable, et on pense très réussie, qui nous a fait beaucoup de bien car on s'est sentis très proches de vous et ça a permis de partir de Paris l'esprit tranquille. On vous portera dans notre cœur tout au long de cette aventure ! Et on remet ça au retour !


PS: Spécial remerciement aux déménageurs !

2 mars 2010

Despegar

Merci beaucoup Jorge pour avoir parlé de nous dans ton blog Despegar!


23 févr. 2010

Rumboperdido

Merci beaucoup Joan d'avoir parlé de nous dans ton blog Rumboperdido!

15 févr. 2010

Un mois et ciao...

15 février. Il reste exactement un mois avant le départ.
Si avant c’était bien une chose qu’on voyait lointaine et confuse dans l’espace-temps, aujourd’hui ça prend un peu plus corps de sorte qu’on se rend bien compte que le jour J est de plus en plus proche. Quand on pense à tout ça on se met dans un état bizarre, tous les muscles du corps se raidissent et notre esprit se vide, on a la boule au ventre, on laisse échapper un sourire nerveux et l’unique expression que renvoie notre visage est celle du “Aaaaaaaaaaaaah !!”. Quand cela arrive dans le métro, les gens nous regardent comme si on était des martiens, peut-être qu’on les effraie un chouïa. Qui sait ?
En ce moment les to-do-list sont nos plus fidèles alliés.Est-ce que j’ai fait ça, est-ce que j’ai pensé à résilier telle chose, est-ce qu’il ne me manque pas telle autre …?
On expérimente un mélange bizarre de sentiments contradictoires. D’un côté la joie, l’excitation, de l’autre la tristesse, la mélancolie parce qu’on va passer beaucoup de temps sans voir nos proches et on sait déjà qu’on va rater beaucoup de choses pendant notre absence. On suppose que cet état émotionnel curieux est bien normal étant données les circonstances.
De toute façon le choix est fait et on ne va pas reculer, d’ici un mois on s’en va !

5 févr. 2010

Quelle est ton empreinte écologique ?

L’autre jour S-A-M est tombé sur un guide de voyage intitulé Cuzco & the Inca trail qui contient un paragraphe très intéressant dont le titre correspond à celui de ce post: How big is your footprint ? Il traite de l’importance de voyager en respectant le milieu dans lequel on se trouve et donne une série de recommandations pour réduire l’empreinte écologique que l’on peut laisser pendant un séjour touristique. Comme on l’a beaucoup aimé, on vous propose un petit résumé ci-dessous:
- Autant que possible, essayer de choisir des destinations, des opérateurs touristiques et des hôtels qui ont un engagement reconnu dans l’éthique et l’environnement.
- Essayer d’acheter des biens et produits locaux plutôt qu’importés et faire usage du sens du bien commun lors de négociations, quelques dollars économisés peuvent représenter le salaire d’une semaine pour certaines personnes.
- Consommer l’eau et l’électricité avec le sens du bien commun, les voyageurs reçoivent souvent des services de meilleures qualité que les communautés locales.
- Apprendre les us et coutumes locaux, respecter les normes locales, se comporter et s’habiller de façon appropriée en fonction de la situation et du lieu.
- Protéger la faune sauvage et les ressources naturelles locales. Ne pas acheter de souvenirs ou de biens faits à partir d’éléments naturels à moins qu’ils soient clairement issus d’une production soutenable ou qu’ils ne soient pas protégés par la législation CITES (Convention on International Trade in Endangered Species).
- Demander la permission aux gens avant de faire des photos ou des vidéos.
- Préférer loger dans des hébergements locaux plutôt que dans des enseignes d’origine étrangère. De cette manière les bénéfices économiques profiteront aux populations locales et ce sera aussi une bonne occasion de connaître la culture locale.
- Aux alentours de Cuzco, il se peut que tu regrettes de ne pas donner d’argent aux enfants des rues en échange de cartes postales, de caramels ou du nettoyage de tes chaussures. Cependant il est fortement conseillé de ne pas le faire : dans certains cas cet argent pourra par exemple être utilisé pour acheter de la cocaïne à snifer ou aller dans la poche d’un père alcoolique. II est préférable de donner de la nourriture ou même d’offrir une écharpe ou des gants dans le cas où il fait froid.
- Il n’est pas nécessaire de dire qu’un don au bénéfice d’une personne locale n’est jamais de trop.

Connaissez-vous une autre recommandation qui irait dans ce sens ?

Source : Ben Box, Roger Perkins & Kate Hannay (2001). Cuzco & the Inca trail. England: Footprint Handbooks.