5 sept. 2010

La route de Rurrenabaque

Après la Route de la Mort et nuit passée à Coroico, nous avons pris le car pour rejoindre Rurrenabaque à l’orée du bassin amazonien. Au programme : 16 heures de trajet, des paysages magnifiques, mais aussi des tonnes de poussière et une route bien défoncée !
Du coup le trajet fut assez terrible et la nuit bien longue… Impossible de dormir au fond du car, là où les irrégularités de la route se font le plus ressentir. Un conseil donc : ne jamais prendre les places du fond !
Au retour de Rurrenabaque, on a décidé de changer de stratégie. On n’a pas fait comme beaucoup de touristes qui prennent l’avion entre La Paz et Rurrenabaque et qui est la solution de facilité (trop d’impact sur l’environnement). On a fait un voyage en plusieurs temps avec combi, autostop en 4X4 (trop cool !), et taxi entrecoupé d’une bonne nuit de sommeil. Ce fut plus long, plus cher, mais tellement plus agréable ! On a pu discuter avec le mec qui nous a pris en autostop de son pays et d’Evo Morales (qui n’a pas la même réputation ici qu’en Europe), on devait faire attention que le taximan ne s’endorme pas dans les courbes étroites remontant jusqu’à La Paz tout en faisant un balai de montée/descente des vitres pour éviter que la poussière ne rentre et ne pas crever de chaud.
On est arrivés à bon port à La Paz avec une différence de température d’environ 25ºC avec Rurre.

3 sept. 2010

Death Road

La première fois que nous avons entendu parlé de la Route de la Mort (ou Death Road pour les touristes), c’était en voyant des jeunes touristes qui portaient des T-shirts sur lesquels était inscrit “I survived to the Death Road” ou des slogans semblables. Nous avons été curieux et avons regardé sur internet ce que c’était que la Route de la Mort. Comme certaines vidéos sur Youtube la décrivaient comme la route à faire pour les cyclistes un peu fous et accros à la montée d’adrénaline, on s’est motivé à la faire. Arrivés à La Paz, on s’est renseigné pour trouver une bonne agence et c’était parti !

Le jour J enfin arrivé, on l’a fait. Mais comme un certain nombre de collègues pacéniens (de La Paz) nous l’avaient bien dit, il n’y a finalement pas de quoi en faire un plat… Le trajet n’est pas facile, mais tu n’as pas non plus la sensation que la destination finale sera la mort. Si tu as un peu d’expérience en vélo, tu fais un peu attention, t’y vas mollo, et sans te coller au bord du précipice tu arrives sain et sauf.

Au niveau du plaisir procuré, les avis à S-A-M divergent sensiblement. G a bien kiffé et se glissait dans les descentes comme s’il était né avec un vélo entre les jambes. Tandis que M n’a pas apprécié du tout l’expérience. Le tremblement continu du vélo et en particulier du guidon dus au chemin rocailleux a fini par la faire souffrir et les deux gamelles qu’elle s’est prise n’ont pas non plus aidé.

Enfin… maintenant on a chacun notre T-shirt “Death Road Conqueror”…

Quelconque expérience dans le coin avec cette route controversée ? Une bonne gamelle mémorable ?


28 août 2010

Vague de froid en Amérique du Sud

Déjà quand on était à Lima, les gens nous disaient qu’il faisait plus froid que d’habitude et maintenant que l’hiver est bien présent les températures sont basses dans toute l’Amérique du Sud. Les informations que l’on peut lire ne sont pas toutes en accord : certaines disant que ça fait 40 ans qu’on n’a pas vu ça, d’autres seulement depuis 1993. D’autres indiquent que 80 personnes sont mortes à cause du froid, d’autres parlent de plus de 100 morts, d’autres de plus de 200
En tout cas le constat est partout le même : le phénomène climatique de ‘La Niña’ touche plus que d’habitude cette partie du monde (le signal d’alarme du changement climatique s’allume). Ajoutés à cela que les conditions de vie de nombreuses familles restent précaires et que dans beaucoup d’endroits les gens ne sont pas préparés à faire face à des situations exceptionnelles, le froid a fait beaucoup de dégâts. Maladies respiratoires, infections pulmonaires, morts par hipothermie, maisons mal isolées, écoles sans chauffage, personnes sans abri... La vague de froid n’a pas fait d’exception et est même arrivée en Amazonie où ont été enregistrées des températures de 10ºC où en d’autres années il faisait 20 ou 30 ºC.

19 août 2010

Un week-end de construction

Ce week-end on a participé à une action organisée par l’ONG Un Techo Para Mi País Bolivia consistant, avec un groupe de volontaires, à construire un certain nombre de maisons en bois pour des familles de la ville d’El Alto, qui constitue la banlieue pauvre de La Paz.
Partis le vendredi soir en bus, avec l’ensemble du groupe, on était accueillis dans un collège du quartier. Le lendemain matin très tôt, et après une nuit glaciale, on est partis en petits groupes de 5 ou 6 afin de commencer la construction.
Au programme : fondations sur pieux, mise en place du plancher, élévation des cloisons, construction de la charpente et pose du toit en zinc. L’ensemble de la maison est préfabriquée, et bien que ça paraisse simple dans l’ensemble, on s’est confronté à un certain nombre de problèmes : mise à niveau des pieux, bois secs et cassants, poutres vrillées...
Mais malgré les difficultés, l’ambiance était comme les jeunes étudiants ou travailleurs, exceptionnelle ! Tout est organisé de manière à souder les équipes, à sensibiliser les volontaires, à faire prendre conscience de l’importance du travail effectué.
S-A-M a vraiment adoré cette expérience et ne demande qu’une chose : RECOMMENCER !

18 août 2010

La Paz

Incroyable mais vrai, on peut construire une capitale administrative à plus de 3500 m d’altitude ! Bon ok tout le monde le savait, mais ça reste assez marrant de voir cette ville entourée de neiges éternelles et de sommets à plus de 6000 m.
L’urbanisation de La Paz est divisée entre la partie la plus ancienne et plus riche située au cœur de la vallée et la partie la plus récente et plus pauvre située sur les hauts plateaux et nommée El Alto.
Au centre-ville on y trouve une forêt de bâtiments de grande hauteur accueillant appartements, bâtiments publics (université, ministère) et sièges de sociétés privées, c’est El Prado. Dans ces reliefs accidentés, le béton est roi mais l’urbanisme apparemment pas toujours maitrisé (des tours de 30 étages à moins de 10 mètres de distance par exemple !). Dans ce coin, Il y a tous les services recherchés et la vie bat au même rythme que celui de l’occident.
Sur les coteaux se sont accrochés des bâtiments de basse hauteur, tandis que sur le plateau, la ville s’y étend de façon infinie avec peu souvent les services qu’elle nécessite.
En tout cas on se sent a La Paz rudement mieux qu’à Lima, le climat aidant !

14 août 2010

La fête de la Vierge de Copacabana

Ça y est, on est en Bolivie ! Plus concrètement à Copacabana de l’autre côté du Lac Titicaca où nous avons eu la chance de tomber en pleine fête de la Vierge de Copacabana, patronne de la ville et « Reine de la Nation » en Bolivie. Ce qui veut dire de nombreux défilés, fêtes et traditions pagano-catholiques dans toute la ville.
Par traditions, on se réfère à une longue queue (quelques heures) de gens attendant de pouvoir vénérer la Vierge en haut du mont Calvario, y faire des rites chamaniques pour être bénis par la vierge et/ou Pachamama avec fœtus de lamas, voiturettes, maisonnettes ou faux-billets pour que la vierge ou le chamane les bénissent aussi et attirent ces biens jusqu’à la personne. On a aussi vu des bénédictions de voitures, de camions ou de combis pour éviter les accidents ! Toute une expérience pour nous de pouvoir voir et vivre tout ça ! Ce sont ces genres d’expériences fortuites qui marquent un voyage et qui font que ça vaut la peine de parcourir le monde pour découvrir d’autres réalités !
NB : On fait un petit clin d’œil à un couple fort sympathique, Mth et F, avec qui nous avons partagé cette découverte.

Au revoir Pérou...
...Salut la Bolivie
!

13 août 2010

Le lac Titicaca et ses îles flottantes

Les paysages du plateau andin que l’on aperçoit du bus nous ont déjà parus magnifiques, mais lorsque l’on aperçoit le Lac Titicaca au sortir d’un virage surplombant la ville de Puno, ces paysages prennent une nouvelle dimension : on dirait qu’il y a la mer à 4000 m d’altitude !
Sur ce grand lac, on peut visiter la communauté des « Uros » vivant sur des îles flottantes qu’ils fabriquent eux-mêmes ! Ces îles sont constituées d’une base flottante mêlant racines de totora (sorte de roseau) et bouse de vache qui peut atteindre 3m de hauteur et qui doit être changée tous les 25 ans. Sur cette base viennent se superposer des couches de tiges de totora servant de socle à la construction des habitations. Les îles sont arrimées au fond du lac ou entre elles pour éviter leur dérive. Ça paraît vraiment incroyable que ça ne coule pas !

Les tenues regionales péruviennes selon Julia Codesido.


Comment préparer un jus d'orange au Pérou...



12 août 2010

Un pied dans la selva à Puerto Maldonado

Après le fatigant trek au Machu Picchu, on est allé se reposer aux portes de la selva à Puerto Maldonado dans un lodge (Anaconda Lodge). On y a fait du camping sous les grands arbres abritant tout un tas d’animaux (oiseaux, singes, tarentules…).
L’endroit était très agréable, avec piscine, au bord de laquelle les petits singes orphelins (parents tués pour la nourriture) accueillis par le propriétaire venaient jouer avec nous.
On y a eu deux petites histoires peu sympathiques avec les tarentules :
- une s’est retrouvée à l’intérieur de notre tente au moment où on s’est couché. C’est M qui a eu le plus de courage pour la virer !
- une autre s’est malicieusement agrippée au bras de G qui ne s’en est aperçu que lorsqu’on lui a fait la remarque. Il n’a pas fait le malin !

11 août 2010

Aguas Calientes

Aguas Calientes est une petite ville servant de pied-à-terre aux touristes allant visiter le site du Machu Picchu. Accessible uniquement en train ou à pied, elle nous a été présentée comme un petit paradis avec ses bains thermaux.
Au final cette ville fondée uniquement sur le tourisme nous a déçu à plus d’un titre.
D’abord elle s’apparente plus à un décor de parc d’attraction qu’à une ville bien typique du Pérou. Tout y est fait pour consommer : restaurants aux allures occidentales, massages à tous les coins de rue, hôtels...
Ensuite les bains thermaux qui sont l’argument le plus vendeur de la ville sont bien éloignés du guichet d’entrée afin qu’on ne voit pas à quoi ils ressemblent vraiment. Et c’est justifié, car il n’y en a pas un seul d’entre nous qui n’a pas hésité à se déshabiller pour se glisser dans ces énormes baignoires à l’eau trouble remplies de gens qui s’en servent apparemment autant pour se laver que pour faire un peu de relaxation !
Enfin la quantité de touristes et la difficulté d’accès conduisent à ce que les déchets soient stockés pour une durée apparemment assez longue à l’entrée de la ville ; nous accueillant dans leur plus bel apparat rouge et avec l’odeur propre à ce que les décharges du monde entier peuvent offrir de meilleur.
A vrai dire ça nous a rendu assez mal à l’aise d’être venus nous fourrer là-dedans !

10 août 2010

Machu Picchu

Que peut-on dire du Machu Picchu qui n’ait pas déjà été dit…
La première fois que tu accèdes au lieu, tu suis un petit chemin poussiéreux depuis l’entrée, jusqu’à ce qu’au bout de quelques mètres, Tin Nin ! Apparaît une vue panoramique de l’ensemble du site qui te coupe littéralement la respiration. C’est indescriptible ce qu’on peut ressentir. Certains rient, d’autres pleurent. Personne ne peut rester indifférent ! Tu te demandes alors intérieurement comment il est possible qu’à 2600m d’altitude, au milieu de toutes ces montagnes, on puisse rencontrer les restes de ce qui un jour fut un village avec de telles caractéristiques.
Ensuite tu te balades à l’intérieur, visitant chaque partie pendant que tu écoutes les explications du guide, mais tu ne peux rien faire d'autre qu’admirer la civilisation qui rendit cela réel. Chaque zone a sa propre signification, sa fonction et cela ne rend la visite que plus fascinante. Sans aucun doute une véritable définition de ce qu’est une merveille de l’humanité, on vous laisse apprécier tout cela par vous-mêmes.

9 août 2010

Le trek de 4 jours, direction Machu Picchu

Pour ce trek de 4 jours et 3 nuits, S-A-M a enfin retrouvé tous ses amis venus visiter le Pérou. Notre très aimable guide nous a nommés les Pumas (voire même les Pumas Bonitos !) :
- 1er jour, descente de l’Habra Malaga (4100 m) en VTT, direction Santa Maria, à environ 1300 m. C'etait bien fun, même si on a eu deux ou trois frayeurs. D'abord une petite chute d’une des amis. Un soleil presque à l'arrê. Conséquence : un beau bleu aux jambes. Puis M qui a mal negocié un virage et est allée tout droit dans le caniveau. Elle a été gênée par de l'eau qui lui est arrivée en pleine figure. Quelques bleus sur les fesses et les jambes et un bon coup sur la tête. Heureusement qu’elle portait un casque ! Et enfin arrivés en bas, on entend parler d'un accident de bus en haut de la montagne : en essayant d'éviter un cycliste, le bus est sorti de piste. Bilan : un mort et quelques blessés (le cycliste n'a rien eu !)
- 2ème jour : Trek de 8 heures direction Santa Teresa, magnifique ! Avec un passage sur le Camino del Inca et une arrivée sur des eaux thermales juste au bord de la rivière Urubamba. Apparemment c’était avant un site très touristique qui a été dévasté par les pluies torrentielles du début d’année. En tout cas un petit bain à 40 degrés fait du bien aux jambes lourdes !
- 3ème jour : Trek de 6 heures pour rejoindre Aguas Calientes, petite ville qui se trouve au pied du Machu Picchu. Balade beaucoup plus simple sur un chemin plat avec un premier aperçu au loin du Machu Picchu qui restait très difficile à distinguer...
- 4ème jour : Jour de visite au Machu Picchu. Les plus motivés se sont levés à 3h du matin pour faire la course au WaynaPicchu. Il fallait être dans les 400 premiers et la mission a été accomplie. On s’est ensuite rejoint sur le site du Machu Picchu, qui mérite vraiment tous ces efforts ! On vous en parle dans un Post à part...
Le retour à Cusco s’est fait dans un train première classe avant de dire au revoir à nos visiteurs le lendemain matin...

8 août 2010

Cuzco

Capitale impériale des Incas par excellence, Cuzco est une ville où on peut trouver à chaque coin de rue des vestiges de la période inca ou des grands marchés d’artisanat andin. L¡offre touristique n’en finit pas ; des treks qui t’emmènent au Machu Picchu, aux visites de la Vallée Sacrée, en passant par les musées, les tours pour la jungle ou le Parc National Manu… pas le temps de s’ennuyer !
De notre point de vue, on a trouvé la ville trop touristique, où l’anglais et le dollar sont omniprésents. Mais Cuzco reste Cuzco, ville fondée par les premiers incas Manco Cápac et Mama Ocllo, et aussi un arrêt quasi obligatoire lorsque l’on visite le Pérou.